France Libre

En toute hypothèse et en toutes circonstances, le devoir d'un résistant est de faire de la résistance.

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Etes vous dans la charette cette semaine

- Fiat va sabrer 600 postes en Italie, lire ici Reuters merci à Mr Brunet

- Le Credit Immobilier de France va licencier environ 800 personnes, lire ici France 3 Bourgogne merci à Mr Humbert.

- Coca Cola Allemagne va licencier 450 personnes, une grève a commencé, lire 20 minutes, merci à Mr Valverde.

- L’URSSAF va se séparer de 650 salariés pas “régionalisation” lire ici Toulouse Infos lire ici, merci aux lecteurs.

- Le Comité d’Entreprise d’Air France proche du dépôt de bilan lire ici 20 Minutes, merci à Mr Faure

- Cargill Beef ferme une usine entière d’emballage de viande et 2.000 salariés sont remerciés

- (Je vous l’ai déjà donné il y a 1 mois et demi, mais Reuters vient seulement de le découvrir (!!!): Air Berlin vire bien 900 personnes)

- Le syndicat du bâtiment CAPEB des Hautes Alpes dépose le bilan lire ici Alpes Sud Infos, merci à Mr Fremy

- Le célèbre fabriquant SKF va sabrer 2.500 postes, lire Reuters, merci à Mr Lepage

- La chaîne Gap ferme des centres de distribution aux US et 350 personnes sont virées

- 130 postes sabrés à Bordeaux dans une usine de tri de déchets lire ici Romandie, merci aux lecteurs.

- Retour de la corvée dans un village français, lire ici Ouest France, merci à Mr Fremy.

- Hydro-Québec va supprimer 450 postes au Québec, lire Tva Nouvelles merci à Dominik

- Le Cirque du Soleil va licencier entre 400 et 600 salariés au Canada… lire ici la RTS merci à Carmen

- Le “Fnac” anglais HMV a déposé le bilan et 4.350 postes risquent de disparaître, lire Le Monde, merci aux lecteurs

- Leviton ferme son usine de El Paso et vire 300 personnes

- L’opérateur mobile Vodafone Espagne s’apprête à virer 900 personnes

- Les mines American Platinum vont licencier 14.000 personnes en Afrique du Sud

- Transcom est en redressement et 500 personnes risquent de perdre leur emploi en France lire ici Union Presse, merci aux lecteurs

- Renault va se séparer de 8.260 personnes (et pas 7.500) lire ici le Parisien, merci à Mr Fuentes

- CommerzBank va se séparer de 6.000 personnes de plus en Allemagne lire ici Romandie, merci à Mr Lepage

- Deutsche Telekom va sabrer 1200 emplois, lire ici 20 Minutes, merci aux lecteurs

- Pratt and Whitney continue: 350 personnes virées au Canada, lire ici La Presse, merci à Dominik

- Le courtier d’assurance Gras Savoye, vous savez, celui qui est trop souvent injoignable, prépare une mega-lessive de XXX personnes, lire Le Monde ici, merci aux lecteurs

- Halliburton Duncan se débarasse de 130 personnes

- Destruction massive de l’emploi dans les entreprises publiques, lire ici Le Monde, merci à Damien

- United Airlines vire 470 personnes à l’aéroport de Newark à New York

- Les vélos Raleigh ne fabriqueront plus au Canada, 100 personnes seront virées lire ici La Presse, merci à Dominik

- Hemlock Semiconductor vire 400 personnes

- Le plan social du groupe Presstalis prévoit une suppression de 1250 emplois en France. A Jarville (Meurthe-et-Moselle) les 12 salariés attendent (Est Républicain, 16 janvier 2013) merci à Mr Bernard

- General Dynamics se débarasse de 140 personnes de plus

- La papeterie UPM Kymene, implantée à Docelles (Vosges) avec 171 salariés, est à vendre. Six mois ont été accordés pour trouver un repreneur. (Vosges Matin, 18 janvier 2013) merci à Mr Bernard

- Les piles Energizer vont licencier 100 salariés

- La corderie Bihr avec 160 ouvriers à Uriménil risque d’être liquidée le 31 janvier prochain (Vosges Matin, 16 janvier 2013), merci à Mr Bernard

- United Technologies mettent à pied 350 salariés

- Express Scripts vire 332 personnes

- L’équipementier automobile TRW Ramonchamp (Vosges) a été liquidé avec une reprise VT2I qui ne gardera que 80 salariés sur les 313 de TRW. (Est républicain, 18 janvier 2013), merci à Mr Bernard

- Red River Army Depot vire 400 personnes

- La société des abattoirs Pig’aisne vient d’être liquidée et laisse 43 personnes sans emploi. (Union du 11 janvier 2013), merci à Mr Bernard

- State Street va remercier 630 personnes

- L’assureur Standard Insurance va virer 100 personnes

- Rien que dans les Alpes-Maritimes, le BTP compte sur 1.000 emplois perdus lire ici Info Eco, merci à Jonas

- Dans la région de Castres, Coprover va licencier, lire La Dépëche merci à Damien.

- Ikea délocalise en Roumanie, donc Green Sofa à Dunkerque ferme et 115 personnes sur la paille, lire France 3 Nord Pas de Calais ici, merci à mon lecteur.

- Pig Aisne a été liquidée et 43 personnes virées, merci à Mr Bernard

- Enfin, le call center du Forem a été installé au Maroc, lire la Rtbf, merci à Mr Nichols



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La Bundesbank reste opposée au programme de rachat de dette publique

La banque centrale allemande, la Bundesbank, reste opposée au programme de rachat d’obligations publiques sur le marché secondaire par la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré vendredi à l’AFP un porte-parole.

Notre opinion n’a pas changé concernant le programme SMP, nom de cette mesure adoptée en mai 2010, a déclaré le porte-parole, ajoutant qu’aux yeux de la BCE elle était problématique.

La Bundesbank n’a cessé de critiquer ce programme depuis son adoption, jugeant qu’il revenait à financer les Etats et contrevenait ainsi au statut de la BCE.

En revanche, la Bundesbank estime non problématique que le fonds de secours européen temporaire, le FESF, puisse racheter de la dette publique car le FESF n’est pas une banque centrale, a ajouté le porte-parole.

L’institution monétaire allemande est toutefois contre l’idée d’attribuer une licence bancaire au FESF ou à son futur successeur le MES, qui lui permettrait d’aller se refinancer auprès de la BCE et donc d’augmenter très sensiblement sa puissance d’action, considérant à nouveau que cela conduirait aussi à faire financer les déficits publics par la BCE.

Cette prise de position intervient au lendemain d’une déclaration à Londres du président de la BCE Mario Draghi qui s’est dit prêt à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l’euro, y compris en intervenant sur le marché obligataire.

M. Draghi n’a pas précisé plus avant les intentions de la BCE mais, selon les économistes, son action pourrait passer par la reprise de ses achats de dette publique interrompus depuis quasiment mi-février, ou par l’octroi d’une licence bancaire au FESF et au MES afin qu’ils puissent venir emprunter à ses guichets.

Source: http://www.romandie.com/news/n/_La_Bundesbank_reste_opposee_au_programme_de_rachat_de_dette_publique93270720121151.asp



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L’Europe crève du poids de l’Etat et de tous ceux qui en vivent !



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La folie s’empare des européistes

La folie s’empare des européistes : L’espagne produit un faux communiqué officiel pour mouiller la France et l’Italie contre l’allemagne.

LE GOUVERNEMENT ESPAGNOL A PRÉTENDU AVOIR COSIGNÉ AVEC LES GOUVERNEMENTS FRANÇAIS ET ITALIEN UN TEXTE POUR RÉCLAMER L’APPLICATION DU 19ème « SOMMET DE LA DERNIÈRE CHANCE » DU 29 JUIN. OR C’EST UN FAUX !

LA FRANCE A DÉMENTI ET L’ITALIE EXPRIME SA « STUPEUR ». 

COMMENTAIRES : L’ESPAGNE AUX ABOIS !

En produisant un tel faux, – ce qui est un acte probablement sans précédent depuis des décennies en Europe, sinon depuis des siècles – le gouvernement espagnol vient de prouver une nouvelle fois qu’il est aux abois et que, comme toute bête traquée, il peut se mettre à faire n’importe quoi.

Cette nouvelle pantalonnade n’est pas drôle. Elle est grave.

Car ce naufrage de la zone euro entraîne chaque jour un peu plus les États d’Europe dans une sorte d’hystérie collective où tout devient possible.

Y compris que la France finisse par être mêlée à des incidents de plus en plus graves, en particulier vis-à-vis de l’Allemagne qui était directement visée par cette manipulation espagnole.

Comme je ne cesse de le dire, ce sont les européistes qui vont finir par nous entraîner l’Europe entière dans des conflits de plus ne plus sévères !

François Asselineau

Source : http://www.romandie.com/news/n/_UE_stupeur_de_Rome_sur_un_pretendu_communi que _Madrid_Rome_Paris59240720121841.asp



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Le retour de la Grèce pour le 20 août 2012

Le ministre allemand des Finances a essayé de rassurer sur la situation espagnole, mais les analystes du Crédit Mutuel-CIC mettent en garde contre la période difficile qui s’annonce cet été alors que les mesures détaillées par les dirigeants européens les 28 et 29 juin peinent à prendre de la consistance.

Un autre souci arrive vite à l’horizon… Le 20 août 2012, le gouvernement grec doit rembourser à la BCE une somme  modeste de… 3,2 milliards d’euros en raison de l’arrivée à échéance d’obligations. En a-t-il les moyens ? NON.

Les eurocrates devront décider s’il faut continuer les plans de sauvetage. Nous sommes en situation de soins palliatifs avec un verdict médical déterminé par les banquiers supranationaux : utiliser la Grèce pour couler les Etats européens dans leur intégrité afin d’obtenir le consentement des Etats pour plus de SUPRANATIONALITÉ.



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Olivier Delamarche Le 24-07-2012 Au menu : les notations des dettes d’état AAA et l’analyse du discours de Mario Draghi.

Après les contribuables ce sera au tour des épargnants de se faire tondre.
Vos économies vont fondre comme neige au soleil plus vite que vous ne le pensez.

A bon entendeur !



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La note de la France dégradée par Moody’s en septembre ?

Moody’s a rappelé dans le communiqué diffusé lundi soir qu’elle évaluerait les conséquences de la crise de la zone euro sur le triple A de la France d’ici à la fin du troisième trimestre.

 Si l’Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg font les gros titres aujourd’hui, en raison de la décision de Moody’s d’abaisser à “négative” la perspective attachée à leur triple A, d’autres pays de la zone euro, comme la France ou l’Autriche dont le triple A est déjà sous perspective négative, pourraient bientôt voir leur note abaissée par cette même agence.

La fin du troisième trimestre en ligne de mire pour les notes de la France et de l’Autriche

Au dixième paragraphe du communiqué diffusé hier soir, Moody’s explique que l’abaissement des perspectives sur les notes des trois émetteurs souverains prend en compte “les implications de certains développements en zone euro, tels que le risque croissant d’une sortie de la Grèce, la probabilité de plus en plus importante de plans de soutiens pour d’autres souverains de la zone euro et une croissance économique au point mort. D’ici à la fin du troisième trimestre, Moody’s évaluera aussi les implications de ces développements pour les triples A de la France et de l’Autriche, pour lesquels la perspective était passée de stable à négative en février”.

Le temps pour Moody’s d’évaluer le budget 2013

Le 24 mai dernier, Moody’s avait expliqué qu’elle se laissait quelques mois pour évaluer la politique du nouveau président de la République. “Au cours de la seconde partie de l’année, et surtout après les élections législatives à venir, Moody’s attend que l’actuel gouvernement donne une image plus claire de son programme”, avait-elle alors prévenu. « En se fixant comme échéance la fin du troisième trimestre, Moody’s se laisse le temps d’évaluer le budget 2013. Celui-ci pourrait en effet être présenté le 20 ou le 27 septembre », commente Dominique Barbet, économiste de marché chez BNP Paribas.

Trois scénarios

Dès lors, trois scénarios peuvent être envisagés. Moody’s peut choisir de ramener la perspective du Aaa à “stable”, mais aujourd’hui, l’aggravation de la crise de la zone euro rend cette hypothèse peu probable. Moody’s peut dégrader la note de la France, qui se trouverait alors dotée de deux notations sur les trois plus importantes inférieures à triple A. Pour l’heure, Standard & Poor’s est la seule des trois grosses agences à avoir abaissé la note de la France, à AA+, en janvier dernier. Enfin, Moody’s peut reporter sa décision à plus tard et placer la note de la France sous surveillance négative. L’échéance de la dégradation serait alors reportée à la fin de l’année. 

Quel impact sur les taux français ?

Reste à savoir quel effet une telle dégradation peut avoir sur les coûts d’emprunt de l’Etat français. Pour Dominique Barbet, « le marché fait clairement la distinction entre la situation de la France et celle de l’Allemagne : la différence entre les taux de marché sur les dettes française et allemande intègre déjà une différence de notation d’au moins un cran entre la France de l’Allemagne ». Pour l’instant, dégradation ou pas, la dette française a clairement profité de la crise de la zone euro : depuis le début de l’année, les investisseurs ont eu tendance à délaisser les emprunts des pays dits “périphériques” et à se réfugier vers les titres jugés les plus sûrs  Cette “fuite vers la qualité” a permis aux taux français de battre des records de faiblesse  - 0,046 % à 2 ans, 0,728 % à 5 ans et 2,024 % à 10 ans - et même, sur les maturités les plus courtes, d’emprunter à des taux négatifs. 



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Moody’s abaisse la note de l’Allemagne

L’agence de notation Moody’s a placé sous surveillance négative l’Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg. Une décision qu’elle justifie par une montée des risques liés à une probabilité accrue d’une sortie de la Grèce de la zone euro.

L’agence de notation financière Moody’s a abaissé de “stable” à “négative” la perspective pour la dette publique de l’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg en raison de “l’incertitude croissante” sur l’issue de la crise de la dette en zone euro.


Dans son communiqué, l’agence évoque notamment “la probabilité de plus en plus forte d’une sortie de la Grèce de l’euro” et l‘“impact” qu’aurait un tel événement sur des Etats-membres de la zone euro.

“Même si un tel événement est évité, il existe une probabilité de plus en plus forte qu’une aide à d’autres Etats de la zone euro, notamment l’Espagne et l’Italie, soit requise”, ajoute Moody’s, précisant que ce “fardeau” devrait peser plus lourdement sur les Etats considérés comme les plus solvables de la zone euro.

Les dettes de l’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg jouissent auprès de Moody’s d’un triple A, la meilleure note possible, censé refléter la confiance des investisseurs dans la solvabilité de ces pays.

Mi-juillet, Moody’s avait dégradé de deux crans, de A3 à Baa2, la note de solvabilité de l’Italie, évoquant déjà un risque de “contagion” de la crise de la zone euro.

“L’ALLEMAGNE RESTE L’ANCRE DE STABILITÉ DE LA ZONE EURO”

L’Allemagne va continuer d’exercer son rôle d’ancre de stabilité dans la zone euro”, a déclaré le ministère allemand des Finances, lundi soir, après l’abaissement de la perspective de la dette publique de l’Allemagne par l’agence de notation financière Moody’s.

L’Allemagne va tout faire avec ses partenaires pour surmonter le plus rapidement possible la crise de la dette européenne”, a ajouté le ministère dans son communiqué.

Il indique avoir “pris connaissance de l’opinion de Moody’s” et relève que “les risques dans la zone euro mentionnés par l’agence de notation ne sont pas nouveau”. “Cette estimation met surtout en avant les risques à court terme, alors que les perspectives de stabilisation à long terme restent non mentionnées”, ajoute le ministère.

La zone euro a mis sur les rails une série de mesures qui doivent conduire à une stabilisation durable de la zone”, assure-t-il.

L’Allemagne elle-même se trouve dans une situation économique et financière solide”, affirme le ministère qui rappelle attendre à partir de 2014 un budget à l’équilibre. Il souligne que “la capitalisation du secteur bancaire s’est sensiblement améliorée” et que “les perspectives de croissance de l’économie allemande sont solides”.

Source: Les échos



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La sortie de la Grèce de l’euro est désormais quasi-certaine

Je signale à l’attention de nos lecteurs un article d’une extrême importance paru aujourd’hui, 22 juillet 2012, sur le site Internet du grand magazine allemand Der Spiegel.

Cet article annonce que le FMI devrait cesser de soutenir la Grèce et que celle-ci devrait faire défaut en septembre, entraînant une sortie rapide de l’euro.

http://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/euro-krise-iwf-will-griechenland-hilfen-stoppen-a-845718.html

En voici la traduction réalisée par mes soins (donc sous réserve que je n’ai pas commis d’erreurs) :

FAILLITE IMMINENTE LE FMI VEUT ARRÊTER LES AIDES À LA GRÈCE

Article du Spiegel non signé – 22 juillet 2012

La Grèce pourrait faire défaut dès septembre. Selon les informations obtenues par le SPIEGEL, le Fonds Monétaire International, a signalé aux dirigeants de l’UE à Bruxelles qu’il ne participerait pas à un soutien supplémentaire pour le pays.

La patience du Fonds Monétaire International (FMI) avec la Grèce arrive à son terme : des hauts fonctionnaires du FMI ont dit aux dirigeants de l’UE à Bruxelles que le FMI n’était plus disposé à fournir des fonds supplémentaires pour aider la Grèce.

La troïka de la Commission européenne, de la Banque Centrale Européenne (BCE) et du Fonds Monétaire International (FMI) enquête actuellement pour déterminer à quel degré le pays respecte ses engagements de réforme.

Un constat est déjà établi clairement à ce stade : le gouvernement d’Athènes ne sera pas en mesure de ramener la dette publique en-dessous du seuil de 120 % du PIB en 2020, comme il s’y était engagé.

Accorder au pays un délai supplémentaire pour remplir cet objectif exigerait un soutien financier supplémentaire que la troïka évalue entre 10 et 50 milliards d ‘€. De nombreux gouvernements de la zone euro ne sont plus disposés à assumer de nouvelles charges pour la Grèce. En outre, des pays comme les Pays-Bas et la Finlande ont lié leur soutien financier à l’implication directe du FMI.

Le risque de retrait de la Grèce de l’union monétaire reste actuellement gérable pour les pays de la zone euro. Pour limiter le risque de contagion à d’autres pays, les gouvernements ne veulent pas attendre le lancement effectif du nouveau mécanisme de renflouement « MES ». Cela peut ne peut cependant pas se faire avant que ne soit connu l’arrêt de la Cour constitutionnelle fédérale allemande (Tribunal de Karlsruhe), qui sera rendu public le 12 septembre.

Afin d’aider la Grèce au cours du mois d’août, la BCE pourrait se substituer au MES pour une dernière fois.

En fait, Athènes doit procéder à un remboursement de 3,8 milliards d’euros à la BCE le 20 août. La solution pourrait être de recycler ce remboursement en reprêtant aussitôt à la Grèce le même montant de crédit. Le gouvernement grec pourrait émettre de nouvelles obligations gouvernementales à court terme – ce qu’on appelle des bons du Trésor – et les vendre aux banques grecques. Celles-ci les transmettraient à leur tour ces documents à la banque centrale de Grèce, à titre de garantie pour les nouvelles opérations de sauvetage.

MES COMMENTAIRES ET CONCLUSION

1°) Les journalistes du Spiegel ont eu connaissance des mêmes informations que moi (mais avec 48 heures de retard…) sur les résultats de la mission confidentielle de la troika à Athènes dont j’avais aussitôt informé les lecteurs de la présente page vendredi soir.

Je rappelle ce que j’avais écrit :

LA MISSION CONFIDENTIELLE DE LA « TROÏKA » VIENT DE CONCLURE AU FAIT QUE LA SORTIE DE LA GRÈCE DE L’EURO EST DÉSORMAIS INÉLUCTABLE

Cette décision soudaine de la BCE [de ne plus accepter les titres grecs en garantie] ne tombe pas du ciel.

D’après les informations confidentielles dont je dispose, certains responsables de la troïka (UE, BCE, FMI) se sont rendus en Grèce très discrètement au cours des derniers jours et sont revenus avec la conviction que, quel que soit le cas de figure, la Grèce ne peut plus faire autrement que de sortir rapidement de l’euro.

Un pessimisme extrême a envahi les couloirs de la Commission européenne et de l’institution de Francfort car aucune simulation macro-économique, même outrancièrement optimiste, ne permet plus désormais d’envisager que la Grèce respecte les échéances de remboursement ni les engagements de réduction de déficits publics qu’elle a pris.

Le refus de Berlin, mais aussi de La Haye et Helsinki, de transiger sur ces échéances en réaménageant pour la énième fois les conditions d’un plan de sauvetage, permet de clore la discussion : la Grèce va sortir de l’euro.

Les deux questions qui restent sont : quand ? et comment ?

[Cet article a été repris sur notre site : http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/euro-titanic-record-battu-pour-les-taux-dobligation-a-10-ans-de-lespagne ]

On me permettra donc de faire remarquer que l’article du Spiegel de ce 22 juillet prouve une nouvelle fois, à tous les Français qui me font confianc,e que les informations que je leur donne sont toujours exactes, et parfois – comme ce fut le cas ici -, extrêmement confidentielles et inédites.

2°) Au-delà de ce constat, l’information nouvelle révélée par le Spiegel aujourd’hui tient à la décision, prise sans doute hier par le FMI, de cesser son soutien à la Grèce.

Le sort de la Grèce dans l’euro est donc bien scellé de façon quasiment certaine, d’autant plus que le retrait du FMI entraîne ipso facto le retrait de la Finlande et des Pays Bas.

C’est bien ce retrait que le président de la BCE Mario Draghi avait à l’esprit lorsqu’il a répondu au journal Le Monde d’hier au sujet de la sortie de la Grèce (je renvoie à mon analyse de l’entretien).

3°) Même si tout va être fait par les médias pour en minorer la portée politique, économique, financière et symbolique, la sortie de la Grèce de l’euro va constituer un bouleversement majeur, et peut-être décisif, dans l’histoire chaotique de l’euro et de l’UE.

D’une part, cette sortie va poser un très gros problème juridique de principe, puisque les traités européens ne prévoient pas de possibilité de sortie de l’euro, sauf à sortir concomitamment de l’UE en application de l’article 50 du TUE que je ne présente plus à mes lecteurs.

D’autre part, elle va ruiner l’un des éléments les plus fondamentaux du dogme européiste, à savoir le postulat d’irréversibilité du processus de construction européenne. Un postulat qui remonte aux origines même de la construction européenne puisqu’il figure dès le préambule du traité de Rome du 25 mars 1957, sous la formule sacramentelle, et hautement ridicule, d’une « union sans cesse plus étroite » entre les peuples d’Europe.

Enfin, et c’est sans doute le danger le plus grave à terme pour l’édifice européen, il est fort probable (et même quasiment certain si l’on en croit les plus récentes analyses financières) que la Grèce se rétablira bien plus rapidement, une fois sortie de l’euro.

Ce dernier volet du problème est évidemment le plus terrifiant pour les tenants du dogme : la sortie de la Grèce « risque » d’administrer en direct la preuve, non seulement que sortir de l’euro ne provoque pas d’Apocalypse, mais mieux encore que cela permet de retrouver une économie compétitive, de faire baisser le chômage, de maintenir les acquis sociaux, et de redonner aux peuples la perspective du progrès et le goût de la liberté.

Excusez du peu !

L’effet d’exemplarité de la sortie de la Grèce risque d’être alors ravageur chez tous les peuples asservis à l’UE, à commencer par les Espagnols et les Italiens, que les croque-morts de la BCE et de l’UE prétendront continuer à saigner aux quatre veines « pour leur bien » au même moment.

Il serait symboliquement merveilleux que l’Histoire redonne au beau pays des Hellènes le rôle d’avant-garde de l’humanisme et de la démocratie en Europe.

François ASSELINEAU



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L’Espagne est entrée dans une spirale de la mort

le feu vert de la zone euro sur un plan d’aide aux banques, ni l’annonce d’un tour de vis budgétaire draconien n’auront suffi: la plongée des marchés vendredi risque de rapprocher encore l’Espagne d’un sauvetage global, le scénario catastrophe tant redouté par l’Europe. 

Pris en tenailles entre la colère populaire face à l’austérité et l’urgence à assainir les finances publiques, dictée par Bruxelles, le gouvernement a perdu toute marge de manoeuvre dans un pays qui prend l’eau de partout. D’un côté, les centaines de milliers d’Espagnols descendus dans les rues jeudi, les manifestations quotidiennes, rappellent que la population est à bout. De l’autre, les coups de semonce répétés des marchés, jusqu’à la descente aux enfers de vendredi, témoignent de l’incapacité du pays, quatrième économie de la zone euro, à redonner confiance. 

L’Espagne est entrée dans une “spirale de la mort”, lâche Richard McGuire, analyste chez Rabobank, en évoquant la possibilité qu’elle ne puisse plus faire face aux échéances de sa dette. “Alors que les perspectives pour les finances publiques espagnoles sont toujours étroitement liées au secteur bancaire, il reste un risque très important que le gouvernement doive demander son propre sauvetage”, remarquent les analystes de Capital Economics. 

Vendredi, au moment même où la zone euro bouclait, enfin, le plan prévoyant une enveloppe maximum de cent milliards d’euros pour les banques, asphyxiées par leur exposition à l’immobilier, un vent de panique a balayé les marchés. La Bourse de Madrid a perdu près de 6%, les taux d’intérêt espagnols ont dépassé les 7%, proches de leur plus haut historique, et la prime de risque, le surcoût que doit payer l’Espagne par rapport à l’Allemagne, pour se financer, a dépassé les 600 points de base, un record. 

“Le comportement (des marchés) surprend particulièrement au vu du récent paquet de mesures d’assainissement de 65 milliards d’euros, qui accroît de manière substantielle les possibilités de remplir les objectifs de déficit, et la validation définitive du sauvetage bancaire”, s’inquiète Daniel Pingarron, analyste de la maison de courtage IG Markets. 

Car, alors que les mauvaises nouvelles ne cessent de s’empiler, les solutions présentées comme des recours montrent déjà leurs limites. Ainsi la nouvelle cure de rigueur, associant rentrées supplémentaires et coupes budgétaires, risque d’aggraver la récession. “L’austérité frontale va probablement aggraver et prolonger la récession. Le chômage (24,6% désormais prévu pour 2012) pourrait augmenter encore à court terme, accroissant le risque d’un revers politique” pour le gouvernement de droite, souligne Christian Schulz, analyste de la banque allemande Berenberg. Et si les taux d’intérêt continuent de grimper, “l’Espagne risquerait de perdre l’accès aux marchés”, remarque-t-il. 

Vendredi, c’est aussi la délicate question des régions, l’un des points les plus fragiles de l’économie du pays, avec les banques, qui a ressurgi lorsque la région de Valence a lancé un appel à l’aide publique. Le même jour, l’Espagne a dû admettre que son économie resterait dans le rouge en 2013, avec un recul du PIB prévu de 0,5%, après une récession de 1,5% cette année. Des prévisions déjà battues en brèche par les analystes de la banque Citi, qui annoncent un repli du PIB de 2,1% en 2012 et 3,1% l’année prochaine. 

Pour Daniel Pingarron toutefois, l’hypothèse d’un sauvetage global “même si elle semble évidente, ne semble pas proche” en raison de son coût énorme, évalué à 500 milliards d’euros, et des risques dévastateurs pour la zone euro. “Le sauvetage total de l’Espagne et la contagion ultérieure à l’Italie, peut-être pour 700 milliards d’euros, serait inabordable pour la zone euro”, souligne-t-il. 

Car après l’Irlande, le Portugal et la Grèce, le scénario serait tout autre: l’Espagne représente 12% de l’économie de la zone euro, contre 6% pour ces trois pays réunis. Alors, pour sortir de ce cercle vicieux, l’Espagne ne cesse d’en appeler à une intervention de la Banque centrale européenne (BCE) afin de stabiliser les marchés. “L’heure de vérité pour la BCE, le moment où elle pourrait être contrainte d’agir de manière décisive, pourrait approcher rapidement”, prédit Christian Schulz.

Source: 7s7