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Le retour du politique en matière économique ?

Le Premier Ministre grec a annoncé un référendum sur les conditions négociées avec l’Europe. S’agit-il de la revanche des gentils peuples contre les vilains marchés ? Ou d’un rejet du diktat des bureaucrates européens ? Fondamentalement, c’est bien plus inquiétant.

En gros, selon l’accord négocié il y a une semaine, l’Europe continuait à financer la Grèce à faible coût, en contrepartie de quoi celle-ci s’engageait à se réformer pour assurer la soutenabilité de ses finances publiques. Bien sûr, après avoir longtemps vécu au-dessus de ses moyens, cela se traduirait par des années de relative “austérité”, qui n’est en fait qu’un retour à la réalité.

C’est bien sûr impopulaire, d’où le référendum : http://www.reuters.com/article/2011/11/01/us-greece-referendum-idUSTRE79U5PQ20111101 Selon les sondages, les Grecs sont opposés à cet accord. Malheureusement, on ne leur dit pas que le status quo est intenable, et que la Grèce a le choix entre :

 - La fin de l’aide européenne, une sortie probable de l’euro, une incapacité de financer les déficits publics et de refinancer la dette publique à l’extérieur, donc un ajustement brutal des finances publiques et une faillite probable du pays.

 - La rigueur, ou le “retour à la réalité”, pendant de nombreuses années, avec les ajustements qui permettent à la Grèce de peu à peu retrouver une compétivité et vivre selon ses moyens. 

Le retour du politique et la sortie de crise

Plus généralement, cet épisode rappelle que les accords entre pays sont nuls et non avenus dans la mesure où les peuples ne les approuvent pas. Cela suggère que les moyens ‘impopulaires” de sortie de crise ne sont pas faisables, de sorte qu’il existe seulement deux voix viables. D’un côté le financement de la dette publique par création monétaire, au prix d’une inflation conséquente. De l’autre le défaut de paiement (la “faillite”) des Etats, d’une façon ou d’une autre. 

Comment protéger son patrimoine ?

Dans tous les cas, dans l’environnement actuel, mieux vaut avoir des actifs réels (dont le prix augmente à peu près avec l’inflation) peu sensibles à la conjoncture (donc qui résistent à une récession voire une dépression). On pense bien sûr à l’immobilier, dont le prix devrait encore augmenter au fur et à mesure que les taux d’intérêt diminuent et que les autres placements perdent de leur attrait.

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  1. francelibre a publié ce billet