France Libre

En toute hypothèse et en toutes circonstances, le devoir d'un résistant est de faire de la résistance.

text

La Semaine Hollandaise

Quel est le point commun entre un Moscovici qui roupille dans les réunions européennes et l’inspecteur Derrick en pilote de char d’assaut SS ? Ils figurent tous les 2 dans cette semaine en Hollandie, pardi … !

Mosco n’en fout pas une : ce qu’il y a de bien, aujourd’hui, c’est que tout se sait. Ou finit par se savoir. Par exemple, on s’en doutait mais on a eu confirmation cette semaine que Mosco n’en fout pas une à l’Europe. Au point que ses homologues européens regrettent Christine Lagarde ! Lors d’une réunion nocturne le 24 février consacrée au sauvetage de Chypre, il s’est tout simplement endormi, le petit chéri. Lagarde aura ce mot, incisif, constatant le sommeil du bonhomme : « voilà pourquoi on n’entend pas la voix de la France ». Il a essayé de contester sur son compte TWT, mais les images ne mentent pas… Plus grave encore pour la crédibilité nationale, les ministres de l’économie européens soulignent que Pierrot ne participe que rarement aux réunions de l’Ecofin avec ses 27 homologues…

Par exemple, le 13 avril, il n’a pas participé à une réunion de cette instance alors que l’ordre du jour était consacré au lever du secret bancaire en Europe et en Suisse… sujet pourtant particulièrement brûlant en France… érigé même en priorité par celui qui est censé être son patron ! Non, voyez-vous, Mosco avait mieux à faire. Il participait en effet à une réunion nettement plus importante : le conseil national du PS ! « Il est aussi inexistant que le cas français est alarmant ! », s’inquiète-t-on a Berlin au sujet du gentil Doubiste. Mais qu’on se rassure, ça bosse quand même : on sait par exemple qu’une liste des réformes à entreprendre d’urgence en France circule dans les instances européennes. L’auteur de ce document qu’on image fort utile s’appelle Wolfgang Schauble, et il est ministre des finances allemand. Pendant ce temps-là, Mosco doit sûrement signer de petites motions socialistes qui intéressent directement son avenir d’apparatchik socialiste bouffi d’argent public.

Royal au bar ! Le problème avec elle, c’est qu’on n’est pas certain que ses sorties iniques sont imputables à un excès d’alcool… La première cocue de France a été parachutée par son ex à la BPI, au poste de vice-présidente. Pas mal. Et puis le poste de président était déjà occupé : il l’avait refilé à son pote de promo, Jouyet. Et cette semaine, la VP s’est fendue d’une leçon de morale au patron opérationnel de ce nouveau machin public, XX, à savoir le seul qui aie un parcours un tout petit peu concerné par le monde de l’entreprise et sa gouvernance. Et il a admis, dans un élan de sincérité que le sauvetage des hauts fourneaux de Florange n’était pas un « bon business ». « Dérapage honteux » pour la madone du chabichou. En même temps, mémère, la mission de ce machin appelé BPI, c’est d’identifier et de financer les entreprises qui dessineront la France de 2050 ! Et comment te dire : l’aciérie version Zola au fin fond de l’Est lorrain, c’est pas trop l’avenir. C’est tout sauf l’avenir, même. Après, il faut reconnaître un certain talent à la perruche pour dénicher les connards boiteux en terme de business. En tant que présidente de région, elle a engloutit plus de 15 millions d’euros dans Heuliez (qui a déposé son bilan), Mia en chômage partiel et dont le DG vient de claquer la porte ou encore Eco&Mobilité qui a purement et simplement fermé il y a quelques mois… Y a pas à dire, c’est bien la compétence qui l’a placée à son poste: ses faits d’armes en terme d’investissements d’avenir parlent pour elle…

Florange mon amour : l’égalité, enfin ! Pépère a lui aussi sa stèle sur un site industriel abandonné, en l’occurrence à Florange. Les images tournent en boucle depuis des mois : le petit corrézien sur son camion frites, entouré de si beaux drapeaux rouges ornés de si fiers et si jaunes marteaux et faucilles fustigeant son prédécesseur et ses promesses non tenues. Finalement, il ne fera pas mieux que Sakozy, il fera juste plus vite. Il n’aura pas fallu attendre 4 ans, comme Sarko, mais 10 Mois ! Ainsi, cette jolie stèle porte en guise d’intitulé intitulé le mot TRAHISON en lettres capitales. « Ci gisent les promesses de F. Hollande aux métallos … ». Qu’on ne doute pas ici de la sincérité de ces travailleurs, pris dans un tourbillon mondial qui les dépasse complètement. Mais de celle du petit gros sur son camion, qui savait qu’il ne pourrait rien faire et qu’il se coucherait tôt ou tard, lui aussi, devant Mittal. Une différence notable, avec la 1° stèle : le maire, socialiste, de Florange, l’a dégommée rapido. Ben oui, entre socialos, on se serre les coudes, non ? Guérini à Marseille, Kucheida dans le Nord ou Navarro dans l’Hérault pour ne parler que d’eux, savent trop bien ce que cela veut dire, se serrer les coudes, en Hollandie…

Les résultats sont là : Début d’année, on remet les compteurs à zéro, si on peut dire, et puis les comparaisons avec « n-1 » comme on dit, prennent du sens. A ce titre, on regarde les indicateurs tombés cette semaine et que voit-on : les embauches en CDI ont chuté de 6% au premier trimestre par rapport à la même période de 2012 et de plus de 12% sur un an. Ce n’est plus une baisse, c’est une hémorragie comme le pays n’en avait jusque là jamais connue. « Je suis submergée par l’émotion » a déclaré au même moment une Taubira aux anges.

Le chômage a atteint un niveau historique, pulvérisant un triste record de 1997, et notre Harlem Gobe Trotteur national (tellement il gobe ce qui lui tombe de l’Elysée, sorte de pensée prémâchée et bouillie prédigérée ; trotteur parce qu’on peut pas dire que ce soit une foudre…) déclare : « Ce jour restera comme une grande date pour l’égalité dans le pays ». Les 2 navets parlaient du mariage pour les quelques gays que ça amuse encore d’énerver leurs vieux parents réac. C’est bien, les gars. Bon maintenant que vous avez coupé le pays en 2 (au moins), que vous avez montré que l’Etat était aux ordres du premier lobby venu, surtout s’il représente une minorité à fort pouvoir de nuisance médiatique, maintenant que vous avez privé, par la loi, certains enfants d’un papa ou d’une maman, il va falloir bosser, non ? En tout cas je reprends ici le joli mot de Serge Federbusch en souhaitant la « bienvenue au Hollandistan », nouveau pays en voie de sous-développement au cœur de l’Europe. Et je rappelle au passage, que ce pays, c’est le nôtre.

Harlem et les vieilles recettes staliniennes. Lui qui a été élevé au bidonnage mitterrandien de SOS Racisme le sait parfaitement : il est toujours plus facile intellectuellement et utile électoralement de dénoncer ce qu’on voudrait voir plutôt que de décrire ce qui est. Et puis les commentateurs officiels de la république sont à Matignon et à l’Elysée. Ainsi, cette semaine, il s’est repu jusqu’à l’écœurement de ce rapprochement supposé de la droite et du FN, éternelle marotte socialiste quand tout va mal. En cause ce coup–ci ? La présence de Collard, député FN, en 1° ligne de la manif pour tous, au même titre qu’une poignée d’élus UMP. Ses petits cris de rat d’égouts m’appellent 3 réflexion : La première, c’est que toi, espèce de crassou d’associations bidons, repris de justice de surcroit, cela ne t’a jamais gêné de défiler sous les drapeaux rouges de l’extrême gauche ! Et tu viens donner des leçons de morale républicaine, toi qui fus condamné pour emploi fictif ? La seconde, petite raclure de chiottes de gare roumaine période Ceaucescu, c’est que tu ne t’es pas trop interrogé sur les bataillons entiers de tes électeurs qui ont rejoint le FN lors du 2° tour de la législative partielle de l’Oise… Ce sont plus de 40% des électeurs PS du premier tour qui sont allé faire la claque sur le nom de la candidate frontiste au 2° tour ! S’il y a collusion avec le FN, une fois encore, c’est bien avec le PS ! Et la troisième, fond de bidet de syphilitique ouzbek, c’est qu’il est plus que certain que c’est plutôt Collard qui souhaite se rapprocher de l’UMP… Mais pour comprendre ça, mécréant, encore faudrait-il encore que tu disposes d’un QI légèrement supérieur à celui d’une huître.

Le mur de la vérité : la gauche au pouvoir a toujours donné des ailes à ses relais plus au moins occultes, ses officines troubles, ses instruments de l’ombre. Se sentant enfin en sécurité, tous ces bataillons de militants qui « résistaient » pendant les heures sombres des gouvernements de droite, baissent quelque peu la garde et se laissent aller, tel un vieillard autrichien ému sous lui d’apprendre que son héros de toujours, le commissaire Derrick, a servi en 1943 dans une division blindée SS sur le front russe. Véridique. Remarquez, on aurait du s’en douter : la dextérité avec laquelle il maniait l’Opel « Polizei » dans les rues berlinoises cachait un savoir faire étiqueté « grande époque teutonne », acquis dans une auto-école à l’efficacité démontrée… Il est vrai qu’à ce moment-là, les conducteurs du savoir-faire automobile allemand ne s’embarrassaient pas des rayures sur la carrosserie…

De là à ce que Libé nous dévoile que Derrick ne votait certes pas en France, mais que s’il l’avait fait, il aurait soutenu Sarkozy… Mais bref, c’est pas le débat. Donc la gauche a toujours ses « résistants » dans tous les corps constitués de la République. Et il n’est pas une semaine sans qu’un de ces rouages soit démasqué ! Et cette semaine, ce sont les juges. Dans un local du Syndicat de la Magistrature, « organisme professionnel » qui regroupe un bon tiers des juges de ce pays, au sein même d’un bâtiment d’état, il y a un « mur des cons », avec des photos, des surnoms qui sont des insultes souvent et des commentaires inquisiteurs presque tout le temps. Ce que tout le monde savait est enfin aux yeux de tous : les corps intermédiaires sont non seulement politisés mais ils utilisent leur position, leur situation, leur fonction et leur pouvoir à des fins politiques. Quelque chose me dit que l’heure de la grande purge arrive à grands pas.

« Canal + téléphone maison ». En Hollandie, on sait la valeur des choses et surtout des services rendus. C’est pas Fabius qui dira le contraire, lui qui s’est vu délesté du produit de sa collection d’art vendue à Londres en début d’année et qui ne figure pas dans sa déclaration de patrimoine. A moins qu’il l’ait mise, c’est possible, au nom du fiston, qui pourra en jouir à sa guise lorsqu’il aura purgé sa peine de prison. Bref. Ainsi cette semaine on a appris que la chaine cryptée a usé du téléphone rouge qui la relie à l’Elysée depuis sa naissance. Faut reconnaître que le cordon ombilical reliant le bébé de Rousselet au papa Mitterrand, sorte de PMA avant l’heure (naissance Médiatique Politiquement Assistée) s’était singulièrement distendu pendant les 15 ans de droite. Mais ouf, tout rentre enfin dans l’ordre avec le nouveau François au bout du fil. En jeu ? La mainmise de canal sur le sport est challengée par les qatari et leurs puissantes chaines de TV. Alors Canal se plaint que c’est pas du jeu. Et la menace ? C’est le financement du cinéma naturellement. Autrement dit : il faut nous laisser nous gaver sur les connards en short qui court chaque weekend après un ballon sinon c’est la fin du cinéma français, que dis-je la fin de la culture française ! On promet une loi. Lobby, quand tu nous tiens, chantait Pépère devant son miroir qui n’a pas besoin d’être déformant pour lui rappeler quel être insignifiant il est.

Le soubresaut avant le grand saut ? La gauche de la gauche nous a gratifié d’un « rapport » qu’elle avait du se commander à elle-même, ce qui reste la meilleure façon de se donner de l’importance. Et que dit ce « rapport » ? Qu’il faut changer de politique et envisager une relance par la consommation, donc par l’endettement, en distribuant vite et bien beaucoup d’argent. Bref, la bonne vieille recette keynésienne démagogique. On leur répondit donc que donner de l’argent (encore faut-il en avoir) ne fonctionne plus en économie ouverte : si les français dépensent ce surplus de revenu en télés fabriquées en Corée, en baskets made in China et en consoles japonaises, cela n’aura absolument aucun effet sur l’économie française. Surtout que les indicateurs existent pour mesurer ce risque: ça s’appelle, par exemple, la balance commerciale. Et celle-ci est largement déficitaire ! Cela veut dire que nous consommons beaucoup de produits fabriqués à l’étranger ! Et que nous répondent-ils, ces nains ? On n’a qu’à imaginer un dispositif qui force les ménages à présenter les factures de ce qu’ils ont acheté pour vérifier qu’ils ont bien acheté du made in France ! Il va falloir tirer une fois pour toute la chasse sur ces idéologies qui n’en finissent pas de mourir.

Z’Ayrault pour la question : une semaine en Hollandie ne serait pas vraiment elle-même sans la chronique du prof d’allemand paumé en république comme un chien dans un jeu de quilles. Cette semaine, il se dépatouille avec la démagogie de son patron sur la « moralisation » de la vie publique. Le petit corrézien ayant annoncé une « haute autorité pour ceux qui ont du pognon qui ne veulent pas que ça se sache », c’est au prof donc de se démerder pour la mettre sur pied. Sauf qu’elle existe déjà ! Didier Migaud, président de la Cour des Comptes et socialiste, rappelle qu’il existe une commission pour la transparence financière de la vie politique. Qu’il suffirait de lui donner les moyens de vérifier l’authenticité des déclarations. Démagogie mon amour…

Le PS sent le bouc… émissaire ! Selon les socialistes, qui ne sont pas à une indignité prêt, l’affaire est entendue : à tel point qu’ils ont décidé d’allumer l’Allemagne et son « intransigeant égoïsme ». C’est vrai, les gars : un pays en excédent budgétaire, sans chômage ni dette est forcément suspect. Et puis c’est une évidence : les difficultés françaises, de la dette abyssale aux chômage de masse, de la corruption à l’incompétence des gouvernants, sont dues à Angela et à elle seule. Ils sont fous.

1 an, ce sont les noces de coton. Et 1 an de Normalito 1er, ça se fête. A l’envers, évidemment. Aussi nous célébrerons cet anniversaire comme il se doit. Et nous lui offrirons en guise de cadeau une synthèse, lui qu’on sait si friand de cet exercice, qui retiendra certainement toute son attention : le démagomètre. Nous recenserons en effet toutes les prises de positions démagogiques du candidat que le président élu s’est empressé d’oublier. Et nous le referons pour chaque anniversaire. On ne sait jamais, s’il lui venait l’idée quelque peu surréaliste de se représenter à une élection quelconque…

En attendant, bon week end et bon courage !



text

Il faut dissoudre le Syndicat de la magistrature !

Le scandale du « mur des cons » édifié dans ses locaux par le Syndicat de la magistrature est immense. On connaissait depuis longtemps les options de gauche de ce syndicat. On sait maintenant que ses partis-pris politiques s’expriment sous une forme haineuse et condamnent par avance tout justiciable ne partageant pas ses opinions ou faisant partie d’une catégorie sociale que ces « magistrats » veulent détruire.

Nous mettons des guillemets à « magistrats » parce qu’à nos yeux les individus qui font partie de ce syndicat ou qui partagent ses opinions n’en sont plus. Ils ne sont que des militants politiques dignes des Khmers rouges, qui veulent la destruction d’une partie du peuple français et qui dissimulent sous leurs robes et leurs toges les instruments de torture propres à leur permettre de parvenir à leurs fins.

Le « mur des cons » ne serait, selon le Syndicat de la magistrature, qu’une gaminerie de potaches, un innocent défouloir, une manifestation privée à laquelle l’opinion publique n’a eu accès que par effraction. A ceci près que ces aimables potaches ont entre leurs mains la liberté et la propriété de tous les citoyens et qu’ils les tiennent pour quantité négligeable quand ces citoyens n’appartiennent pas au bon camp, c’est-à-dire le leur.

Le scandale d’Outreau avait démontré que plus de soixante magistrats pouvaient avoir été saisis de cette affaire sans qu’aucun n’ait jamais soupçonné une terrible erreur judiciaire, alors même que les accusés criaient leur innocence, que dans plusieurs cas ils ne pouvaient matériellement pas avoir commis les actes dont on les accusait, et que de plus les policiers chargés de l’enquête exprimaient des doutes sur la réalité des faits incriminés.

En dépit du remarquable travail accompli par la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire d’Outreau, aucune sanction n’avait été prise. C’est à peine si le juge d’instruction Burgaud, responsable principal de cette catastrophe judiciaire, avait été l’objet d’une simple « réprimande » qui n’avait nui en rien à la poursuite de sa carrière et à son avancement.

Aujourd’hui, le scandale du Syndicat de la magistrature rend incontournable une réforme radicale de la justice. La première mesure à prendre est la dissolution de ce syndicat. Certes la Constitution de 1946 dit que « tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix ». Certes l’article 11 de la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales dit que « toute personne a droit à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association, y compris le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts ». Mais ce même article 11 ajoute que « l’exercice de ces droits ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, […] à la protection des droits et libertés d’autrui. Le présent article n’interdit pas que des restrictions légitimes soient imposées à l’exercice de ces droits par les membres des forces armées, de la police ou de l’administration de l’Etat ».

Il découle à l’évidence de ces textes d’une part que le « droit de toute personne à ce que sa cause soit entendue par un tribunal impartial », qui est garanti tant par les dispositions nationales françaises que par la Convention européenne des droits de l’homme, doit impérativement être protégé au moyen de « restrictions légitimes » imposées aux membres des syndicats de magistrats, qui font partie de l’administration de l’Etat, et d’autre part qu’un syndicat de magistrats qui affiche des partis-pris politiques et cloue au pilori les personnes ne les partageant pas menace « les droits et libertés d’autrui » et doit impérativement être dissous.

C’est que nous exigeons du gouvernement. Après l’affaire d’Outreau, la justice ne peut supporter un nouveau scandale. Car si la dissolution du Syndicat de la magistrature n’intervenait pas, c’est la légitimité de l’ensemble de l’institution judiciaire qui serait rejetée par les citoyens au point de faire de la France un Etat de non droit.

Le président de la République n’a plus une seule erreur à commettre. Ne pas dissoudre le Syndicat de la magistrature lui serait fatal !

Claude Reichman



text

La logique socialiste de la haine.

Elle s’exprime symboliquement dans le mariage pour tous.

On voit un Président de La République qui vit en concubinage notoire imposer le mariage pour tous, alors même qu’il est le représentant abouti du mariage pour personne. C’est cela la logique socialiste de la haine.

J’ai une pensée émue pour les homosexuels pris dans cette logique. Qu’ont-ils à y gagner ? Le droit de s’aimer. Qui ne l’a pas ? Le droit à une sexualité originale. Qu’elle sexualité ne l’est pas ?

Ils n’ont rien à gagner sauf l’émergence d’une homophobie latente porteuse de haine. C’est cher payé pour un acte civil qui est nié par celui-là même qui les expose lucidement à la haine dont il est le seul bénéficiaire en s’offrant le luxe de la dénoncer après l’avoir fomentée.

Nous sommes au cœur de la perversion socialiste.

Cette perversion a un épicentre, un Vatican ou une Mecque socialiste, c’est : Bercy.

Bercy est un fauteur de haine dont le paradoxe est de faire croire qu’il serait au contraire porteur de justice sociale. Au point que personnellement je m’y suis fait prendre lors de ma première poussée d’agressivité en défense aux attaques sordides de Bercy dont je suis l’objet. En effet, j’ai titré mon premier ouvrage : “Je hais le fisc, notre associé déloyal” alors que la haine n’est pas de mon côté.

Extrait des définitions de la haine dans Wikipédia :

Le philosophe espagnol José Ortega y Gasset définit la nature de la haine : “Haïr, c’est tuer virtuellement, détruire en intention, supprimer le droit de vivre. Haïr quelqu’un, c’est ressentir de l’irritation du seul fait de son existence, c’est vouloir sa disparition radicale.”

La psychanalyste Marie-Claude Defores considère la haine comme une force délibérément déstructurante et déshumanisante, arme principale de la perversion : “Il est important de distinguer l’agressivité, qui est une pulsion de vie, de la haine, qui est une force de dépersonnalisation… La haine peut prendre les formes les plus socialisées ; elle refuse le nouveau, tourne vers le passé, produit la répétition et dépersonnalise”

Allant dans le même sens, Heitor de Macedo affirme : “La haine n’attrape pas la vérité, elle l’enserre à l’intérieur d’une pensée immobile où plus rien n’est transformable, où tout est pour toujours immuable : le haineux navigue dans un univers de certitudes”

Pour le psychanalyste Pierre Delaunay, ” Celui qui hait dénie toute existence à l’objet de sa haine ; au point de la supprimer si elle se manifeste moindrement. […] Il pétrifie l’autre en sorte qu’il n’existe que très peu et, si ce n’est pas suffisant, il le tue. De l’existence de l’autre, il n’en veut rien savoir.”

Pour C.G.Jung : “L’arme de la perversion est le mensonge. » Le mensonge est « cet acte qui prend la forme de la négation : il est dénié, c’est le déni du déni ; il est le bras armé de la haine. […] Ce déni est un acte abstrait, efficace, né de la fiction. Il oppose à la réalité vivante et pleine d’énergie une non-réalité sans énergie comme de l’antimatière, qui agissant par obstacle, empêche le déploiement de la vie.”

En contrepoint de ces définitions, voici ce que j’ai reçu d’un lecteur :


“Il faut vraiment dénoncer cette machine  étatique qui broie des vies.

Tu sais que je ne peux plus faire un seul achat sans me sentir mal.

Pourtant l’argent que je gagne c’est le fruit de mon travail, et non de magouilles comme certains.”

Cet homme est remarquable.

Les priorités des français sont la crise économique et le chômage qui sont reconnus comme les deux fléaux absolus de notre époque.

Bercy, en poursuivant ce contribuable pour une TVA excessive, qu’il ne doit pas, le condamne à la ruine et au chômage. Bercy s’en vante.

Lui ne ressent pas de haine, juste de l’incompréhension et même, soudain, un questionnement fondamental sur sa propre réalité.

Voilà donc un homme, précipité par Bercy vers une situation dont tout le monde s’accorde à penser qu’elle est la pire de celles qui peuvent se produire, qui ne développe aucune haine, qui se demande ce qui lui arrive alors même qu’il est écrasé injustement par la haine fomentée et distillée par le socialisme, dont Bercy est le fer de lance. Nous sommes au cœur de la logique socialiste qui gouverne notre pays depuis presque un siècle.

Dans mon blog je tente de témoigner, avec plus ou moins de bonheur, de la réalité que je vis depuis plus de dix ans, que ce lecteur expose en trois lignes. 

Oui, le français contrôlé fiscal est majoritairement une victime de la haine socialiste, rien de plus.

C’est elle qui anime les contrôleurs du fisc serviles qui obéissent aux statistiques préétablies par Bercy au mépris des réalités économiques et comptables, elle que l’on voit, si évidente, dans les vidéos que j’ai faites de mes contrôles fiscaux et que Bercy s’acharne à faire interdire de publication.

Construite sur une prétention égalitaire et humaniste, cette haine qui s’est propagée à une majorité de français est d’une perversion hors du commun. Son pouvoir destructeur est à la mesure de cette perversion c’est à dire total, car elle déchaine les terribles fléaux que peut engendrer la jalousie.

L’histoire en jugera.

H. Dumas



text

Quand l’arbitre triche

Hier je réfléchissais à la liaison entre le socialisme et la haine. Aujourd’hui le “mur de la honte” du syndicat de la magistrature fait une entrée timide dans les médias. Gageons que ce sera : “trois petits tours et puis s’en va”.

Mais, n’imaginez surtout pas que ce “mur” va disparaître. Peut-être sera-t-il effacé du mur dans les locaux du syndicat, mais certainement pas dans les têtes de ceux qui l’ont constitué.

Trente pour cent de magistrats sont syndiqués. Les jugements sont prononcés par des collèges de trois magistrats à toutes les audiences. Donc il y a un magistrat syndiqué pour chaque jugement.

C’est à dire un magistrat fanatisé, dont l’intelligence et le jugement sont obscurcis par la haine inévitablement incluse dans sa conviction socialiste et exposée sur le “mur de la honte”, face à deux autres magistrats probablement normaux donc peu enclins aux conflits.

Qui l’emportera ? Vous le savez bien sûr. C’est de cela qu’il s’agit.

Vous dire que je peux en témoigner, je ne doute pas que vous en êtes convaincus si vous avez lu dans mon blog les jugements que je publie quand ils me sont signifiés.

Voici donc une justice qui drape sa dignité dans une étoffe envahie de cancrelats.

Ne croyez pas que ce mur de la honte, “simple amusement de potache” comme le dit le syndicat de la Magistrature, est différent de celui des Services Fiscaux, des Services de Police, ou de tous ces pouvoirs bureaucratiques devant lesquels vous devez faire preuve d’humilité, car toute résistance est vouée à provoquer des pressions illimitées pour vous faire rentrer dans le rang.

Les socialistes sont haineux. Ils s’en justifient en arguant de la prétention de la droite, de sa condescendance, de son mépris, ils n’ont pas complètement tort, mais alors où va-t-on ?

Que va-t-on faire de toute cette haine, de toutes ces prétentions, de toutes ces corruptions intellectuelles qui génèrent in fine la corruption matérielle ?

Ne pouvons-nous donc faire confiance en personne ?

Voit-on le mur de la victoire populiste sur lequel nous allons tous nous écraser ? Mur qui amplifiera ces tricheries jusqu’à leur terme ultime : la condamnation à mort de notre société.

Quelle irresponsabilité.

Ces gens irresponsables, si peu différents de ces mollahs fous qui prennent la vie de leurs jeunes hommes pour en faire des bombes destructrices et aveugles, ces gens irresponsables pensent-ils vraiment que leurs frustrations justifient la trahison qu’ils font de leur engagement au service de la Justice ?

Cependant je crois que le pire est le déni qui a suivi la révélation. Est-ce au-dessus de leurs forces d’avouer l’inacceptable de leur forfaiture ?

Au lieu de cela, ils font mine d’être scandalisés par la divulgation des images, l’aveu qu’ils réclament à longueur de journée aux autres, leur est-il impossible ?

La vie dans ce pays ne va plus être vivable, tout simplement, comme la partie de football ne peut pas se jouer sans arbitre ou avec un arbitre tricheur.

Les sanctions devraient être exemplaires, il n’y en aura pas, mais l’histoire, encore elle, s’en chargera.

H. Dumas



text

Quel futur pour la zone Euro?

La Friederich Ebert Stiftung, fondation allemande liée au SPD, vient de publier un document analysant les scénarii futurs possibles pour la zone Euro, dans le cadre d’un projet intitulé Scenario Team Eurozone 2020[1]. Ce document a été rédigé à partir de nombreuses réunions (16 au total) tenues dans différents pays dans le cours de 2012. Les conclusions furent tirées dans le cadre d’une réunion qui s’est tenue à Bruxelles le 6 décembre 2012. Même s’il ne représente pas la position officielle de la Sociale-Démocratie allemande et européenne (des participants des divers pays de la zone ont collaboré à sa rédaction) ce document est symptomatique du point de vue qui s’est désormais constitué en Allemagne sur la question de la zone Euro. C’est ce qui en fait l’intérêt. Nous ne considérons pas ce texte comme l’alpha et l’oméga de la réflexion sur cette question, mais comme quelque chose qui est représentatif d’un état d’esprit dans le reste de l’Europe et en Allemagne, et qui de ce point de vue tranche avec les opinions convenues qui continuent d’être propagées dans la presse française. Le document commence par un « état des lieux » et reconnaît que l’Euro doit faire face à une crise généralisée. Il reconnaît aussi que les mesures adoptées jusqu’ici pour faire face à cette crise ont rapidement démontré qu’elles étaient inadéquates et ont contribué à aggraver la crise.

« The measures adopted at the many crisis summits soon proved to be inadequate and often merely exacerbated the symptoms of the crisis. In many countries, especially in Southern Europe, this made itself felt in a dramatic intensification of the social situation, high (youth) unemployment, economic recession and increasing frustration among broad segments of the population concerning Europe and the European institutions.”(p.3)

Ici, on ne peut qu’être d’accord avec le constat. De plus, certaines de ses mesures, quoi que formellement décidées se heurtent à des résistances importantes dans le domaine de leur application (cas de l’Union bancaire qui n’a été acceptée qu’avec beaucoup de réticences par l’Allemagne). L’intensification de la crise, que ce soit par la hausse dramatique du chômage dans des pays comme la Grèce et l’Espagne ou que ce soit par la dégradation régulière des comptes publics dans les différents pays, démontre bien que la crise est de plus en plus présente et pressante.

I. Les quatre scénarii retenus

 

À partir de ce constat, quatre scenarii ont été élaborés. Certaines de leurs hypothèses sont réalistes, mais d’autres le semblent moins. Or, un scénario n’est rien sans réalisme des hypothèses.  On va ici rapidement les résumer en indiquant les points sur lesquels les groupes de travail n’ont pas adopté des hypothèses réalistes, où n’ont adopté que des hypothèses partielles.

(1)  L’enlisement dans la crise. (Muddling-trough the crisis)

Dans ce scénario, l’Union Economique et Monétaire reste un mécanisme incomplet. En conséquence, les pays de l’Europe du Sud continuent d’être dépendant de plans de sauvetage qui sont à la charge des pays de l’Europe du Nord, tandis que la BCE continue, et même amplifie, ses achats de dettes souveraines sur le marché secondaire pour maintenir les taux d’intérêt à des niveaux supportables. L’Europe du Sud s’installe donc dans une dépression de longue durée et elle est incapable de mettre en œuvre le basculement vers un nouveau modèle de croissance en raison du manque d’investissement, et ajouterons-nous du manque de demande solvable et de la fuite accélérée des cerveaux les mieux formés. Les plans de sauvetage assurent que ces pays restent dans l’Euro (en dépit de mouvements de plus en plus importants contre l’Euro dans leurs populations) mais sont incapables de trouver une solution à cette crise. L’Union Européenne est affaiblie par comparaison tant avec les États-Unis que les pays émergents, et elle devient de plus en plus dépendante de ses partenaires.

(2)  L’éclatement de la zone Euro. (Break-up of the Eurozone)

Ici, la gestion de la crise est même plus conservatrice que dans le scénario précédent, où l’on admet un engagement important de la BCE. L’Union bancaire, quoique formellement mise en place, n’est que peu efficace en raison des réticences de nombreux pays à son application. L’aggravation de la situation économique dans les pays de l’Europe du Sud se combine avec une nouvelle mouture du Pacte de Croissance et de Stabilité qui exige de ces pays toujours plus d’efforts en vue d’une réduction des déficits et de la dette. Par ailleurs, il n’y a ni politique de l’investissement au niveau européen ni politique industrielle ni politique commerciale. Le résultat de tout cela est que les tensions sociales deviennent incontrôlables et conduisent à des sorties non-coordonnées de l’Euro. Il en résulte une tripartition monétaire de l’Europe, celle-ci étant divisée entre une zone Euro « maintenue » autour de l’Allemagne (en fait une zone Mark), une Union Monétaire du Nord autour de la Grande-Bretagne et une Europe du sud où chaque pays a retrouvé sa souveraineté monétaire. Notons ici que la soi-disant « Union Monétaire du Nord » est en réalité très peu probable.

La Grande-Bretagne n’a pas intérêt à une Union Monétaire. Qu’une « zone Sterling » se constitue est une possibilité, mais le degré de probabilité est faible. L’issue que nous considérons comme la plus probable est d’une part la constitution d’une « zone Mark » s’étendant directement et indirectement à certains pays d’Europe Centrale, et un retour aux souverainetés monétaires pour l’ensemble des autres pays. Dans ce scénario, l’Union Européenne est contestée tant à l’extérieur, où sa position face aux États-Unis, mais aussi à la Chine et à la Russie est affaiblie, qu’à l’intérieur en raison de la montée de mouvements politiques remettant radicalement en cause l’existence même d’institutions européennes.

(3)  Le repli sur un noyau dur de l’Europe. (Core Europe)

Dans ce scénario on aurait d’une part un « noyau » européen dans le cadre d’un nouveau traité incluant l’Union bancaire mais aussi l’union budgétaire, et d’autre part des pays ayant refusé ce traité et constituant un second niveau de l’UE réduite cette fois à un zone de libre-échange. L’étude de la FES inclut bien entendu l’Allemagne et la France dans les pays du noyau et prend le pari qu’autour de ces deux pays un certain nombre d’autres pays se rassembleraient sur la base d’un accord politique (qualifié de Euro Plus Pact) incluant le renoncement à l’austérité, et des règles sociales  et fiscales communes pour éviter le dumping social et fiscal.  “…the Euro Plus Pact, with its commitments to further convergence of corporate taxation and social contributions / benefits, was implemented, but only in the core group. It had to protect itself from increasing fiscal and social dumping from the other countries. New financial resources for investment, combined with a European industrial policy, the Single Market and appropriate structural reforms, fostered the transition to a greener, smarter and more inclusive economy in the core group.” (p.8)

Ce noyau aurait alors une forte cohérence et pourrait connaître un développement plus harmonieux. Pour les autres pays, la situation serait moins rose, et l’action dite « non-conventionnelle » de la Banque Centrale Européenne serait toujours nécessaire. De même, le MES serait lui aussi nécessaire et verrait ses moyens d’intervention développés pour faire face aux crises survenant dans les pays non membre du « noyau dur » tout en ayant une conditionnalité encore renforcée. Les écarts entre les pays du « noyau dur » et le reste de l’Union européenne iraient en s’amplifiant. À la limite, on pourrait voir se développer un fort antagonisme entre pays du « noyau dur » et les autres pays de l’Union européenne.

“The Member States on the periphery are prone to protectionist measures, while the Core States face increasing pressure in terms of competitiveness due to their high social standards. This leads to increasing hostility and anti-European populism inside and outside the core.” (p.8)

Ce scénario nous semble pour notre part peu probable en ce qu’il présuppose un accord politique de fond et non de simple forme avec l’Allemagne alors que le conflit entre la France et l’Allemagne est en train de monter en puissance, et ce quoiqu’en dise le gouvernement. Or, si un accord de fond n’est pas possible entre l’Allemagne et la France, et au vu des divergences actuelles ceci semble la solution la plus probable, la solution pour notre pays sera soit de donner raison à l’Allemagne sur l’austérité soit de quitter l’Euro. Nous sommes donc renvoyés soit au premier des scénarii (l’enlisement) soit au second (l éclatement).

(4)  L’achèvement de l’Union Budgétaire (Fiscal union completed).

Dans ce scénario, à la suite de la France, l’Allemagne puis les autres pays de la zone Euro reconnaissent la nécessité commune d’accélérer le mouvement vers une Europe fédérale, tout en réduisant sensiblement l’austérité que subit l’Europe du Sud. Un fond de stabilisation commun est mis en place (une mutualisation des dettes) tandis que la zone Euro se dote d’une agence capable d’émettre ses propres emprunts pour financer des investissements massifs dans l’ensemble des pays, sous l’égide d’une autorité de surveillance commune.

“Macroeconomic surveillance is coupled with stronger resources for catching up: not only swifter implementation of the structural funds but also a European Fund for Economic Stabilisation to deal with asymmetric shocks. Social dialogue and bargaining are also encouraged at national and European level to better align wages and productivity » (p. 9).

Le problème avec ce scénario est qu’il ne chiffre pas les besoins financiers en transferts annuels au-delà de la question des investissements. C’est d’ailleurs un problème récurrent avec tous les scénarii fédéralistes[2]. Le fédéralisme implique les transferts, ce que l’Allemagne, mais aussi la Finlande et l’Autriche refusent[3]. Or, l’ampleur des transferts pour assurer le simple rattrapage de 4 des pays les plus en difficulté (Espagne, Grèce, Italie, Portugal) est de l’ordre de 240 à 250 milliards d’euros par an pendant dix ans[4]. Par ailleurs, il est fortement probable que ce niveau de transfert deviendrait pérenne comme on le voit aujourd’hui à l’intérieur des États-Nations, et pour la France avec le cas des DOM-TOM. Il ne s’agirait donc pas de transferts sur une courte période, et il est totalement illusoire de penser le financer par l’emprunt.

II. L’évolution probable de la situation dans la zone Euro.

 

Dans l’évaluation des futurs possibles, et leurs degrés de probabilités, on sent bien à la lecture du document que de sérieuses divergences se sont faites jour. Ceci est particulièrement visible dans les ruptures de cohérence que l’on peut observer dans l’analyse des différents scénarii. Cependant, une impression générale se dégage, celle d’un très grand pessimisme quant à l’avenir de la zone Euro.

(1)  De l’impossibilité dec ontinuer la politique actuelle au risque d’explosion de la zone Euro.

Sur le premier scénario, celui de l’enlisement dans la crise, on trouve en particulier ce passage très contradictoire. “The first scenario muddling through the crisis was generally considered to be unsustainable, but there was one serious variation within the framework of which it could last, namely a kind of Japanese scenario. This would mean a long period of stagnation, deflation and high indebtedness. This scenario would be the result of the crisis management prevailing so far, characterized as too little, too late, combined with the dominance of the intergovernmental instead of the Community method.” (p.10)

La première réaction, qui consiste à dire qu’un tel scénario n’est pas durable et n’a pas de pérennité est contredite par la référence, introduite à la fin, à un “scénario japonais”. Or, ce dernier scénario, qui fait référence à la “décennie perdue” au Japon ne prend pas en compte le fait que la zone Euro n’est pas un pays mais un ensemble de pays, ce que souligne par ailleurs la référence à la “méthode inter-gouvernementale”. La seule solution pour que l’on puisse donner une certaine pérennité au scénario de l’enlisement consiste à admettre des flux de transferts certes inférieurs aux montants nécessaires pour l’hypothèse fédérale, mais qui resteraient néanmoins significatifs. Or, il est clair que non seulement l’Allemagne refusera de payer de tells montants, mais elle s’oppose de manière de plus en plus ouverte à l’évolution à laquelle on a assisté à la BCE avec l’arrivée de Mario Draghi[5]. En réalité, le deuxième scénario, celui d’un éclatement de la zone Euro apparaît bien plus probable, mais se divise lui-même en un scénario « noir » qualifié de « Yougoslave » et un scénario plus rose, qualifié de « Soviétique »

“The second scenario break-up of the Eurozone might be the result of the ongoing and fruitless muddling-through approach followed so far, as we have seen. This break-up could happen in two ways: first, the Yugoslav syndrome, involving violent separation and a decision-making vacuum, with events just taking their own course. This, of course, would be the worst of the worst-case scenarios and it is no surprise that it was raised by a participant from the former Yugoslavia. It should be taken seriously, because even if nobody wants it, it could just happen…” (p.10) et

“The second break-up picture would be a peaceful one, like the dissolution of the Soviet Union, where a wise leadership recognized that the costs of maintaining the Union would be much higher and probably impossible than letting fall it apart, while keeping at least a core intact (in the EMU case, the decision of such a wise leadership would logically lead to the Core Europe scenario).” (p.10)

(2)  L’hypothèse du “noyau dur” européen et ses contradictions.

Le troisième scénario examiné pourrait alors découler du second. Le « noyau dur » européen étant constitué des pays qui auraient conservé l’Euro, et c’est en fait le scénario qui a été considéré comme le plus plausible par une majorité des participants aux différentes réunions que la Friederich Ebert Stiftung a organisées. Mais, sur ce point, on ne peut que relever une incohérence : pour que le « noyau dur » envisagé dans le scénario 3 se constitue, il faut impérativement que la France en fasse partie. Si le « noyau dur » est constitué de l’ancienne « zone Mark », nous sommes de fait dans une des variantes du scénario d’explosion de la zone Euro, car l’on voit bien que l’Allemagne et ses satellites n’auraient ni la volonté ni l’intérêt de mettre en œuvre les réformes qu’impliquent le « noyau dur ». Or, la France ne peut rester dans une « zone Euro maintenue » qu’à la condition que l’Italie (et peut-être l’Espagne) en fassent partie. Les effets sur l’industrie française d’une appartenance à l’Euro dont ni l’Italie ni l’Espagne ne feraient partie seraient tout à fait dramatiques. Mais, un « noyau dur » regroupant autour de lui l’Allemagne, la France et l’Italie n‘est pas très différent de la configuration actuelle. Que la Grèce et Chypre sortent de l’Euro n’aurait économiquement (financièrement ce serait une autre affaire) que peu d’importance. Or, on voit bien que la situation économique de l’Espagne et de l’Italie est très dégradée. Donc, pour que le « noyau dur » se constitue comme autre chose qu’une zone mark rebaptisée, il faudrait que l’Allemagne accepte les transferts qu’elle refuse aujourd’hui. Nous sommes donc renvoyés à la situation précédente.

“This third scenario Core Europe could thus derive from the two others, as mentioned above. It was considered by many as the most probable scenario but affected by great risks, especially concerning its potentially non democratic character. This would stem from the intergovernmental approach of crisis management implemented by the Merkel administration” (p.10).

Un autre problème soulevé est celui de l’absence de démocratie dans le cas de la constitution d’un « noyau dur » autour de l’Allemagne. C’est effectivement l’un des problèmes, quoi qu’il soit étranger à l’économie. Il est clair que la mise en place d’institutions contrôlées par le gouvernement allemand n’aurait pas d’autre logique que de transformer les pays européens qui les accepteraient en protectorats (au mieux) en colonies (au pire) de l’Allemagne.

Enfin, le dernier scénario, celui d’un fédéralisme budgétaire très avancé, a été considéré par les participants comme le meilleur mais le moins probable des scénarii. Sur ce point, on ne peut que partager l’avis qui fut alors exprimé quant à la faisabilité de ce fédéralisme.

(3)  Les déterminants de l’indécision allemande.

De ce tableau qu’ont dressé les experts de la Friederich Ebert Stiftung découle donc un constat que certains trouveront pessimiste, mais qui est en réalité réaliste. La position de l’Allemagne condamne à court terme la zone Euro, et la meilleure solution résiderait dans une dissolution concertée de cette dernière, qui permettrait de sauvegarder un noyau institutionnel européen. Il faut alors réfléchir à « qui a intérêt à l’Euro » en Allemagne.

Il s’agit clairement d’une alliance entre des industriels dont les plus gros marchés sont dans les pays européens et des banquiers qui ont beaucoup à perdre à une dissolution de l’Euro. Pour les premiers, l’Euro, dans sa forme actuelle, est la garantie d’une monnaie qui ne soit pas trop surévaluée. Si l’Allemagne retrouvait le Mark, non seulement ce dernier s’apprécierait fortement face au Dollar et au Yen (avec un taux de change d’un DM pour 1,50 Dollar) mais les monnaies des principaux clients de l’Allemagne en Europe, la France, l’Italie et l’Espagne, se déprécieraient librement. Non seulement l’excédent commercial allemand disparaîtrait, mais il n’est pas impossible que se creuse en déficit de 1% à 2% du PIB. Par contre, une partie de la population et des retraités à clairement un intérêt à ce que l’Allemagne quitte la zone Euro pour garantir la valeur patrimoniale de leur épargne. En tout cas, cette partie de la population s’oppose farouchement à tout transfert de l’Allemagne vers les pays d’Europe du Sud. Cette ambiguïté explique la politique de Mme Merkel qui affirme vouloir conserver l’Euro (et ce faisant prend en compte les intérêts des industriels et des banquiers) mais qui affirme aussi qu’il n’est pas question de payer, que ce soit directement ou indirectement, car là elle défend les intérêts de son électorat. Ajoutons que si elle décidait de sacrifier les intérêts de son électorat, les industriels lui rappelleraient que la compétitivité allemande repose aussi sur le fait qu’une partie des excédents commerciaux est réinvestie.

Tableau I

Position des groupes sociaux allemands face aux perspectives de la crise de l’Euro

Groupe social ou classe

Continuation de la situation actuelle

Fédéralisme complet (prélèvements de 8% à 10% par an)

Explosion de la zone Euro (et Marl à 1,50 Dollar US)

Grande industrie mondialisée Situation plutôt favorable. Situation très défavorable en raison de la pression sur les profits pour alimenter les transferts. Situation plutôt défavorable mais pouvant être contrôlée par une accélération des délocalisations pour échapper au « Mark fort » vers la Chine et les Etats-Unis. Petites et moyennes entreprises. Situation très favorable car hausse de la monnaie contrôlée et pas de Mark port. Situation très défavorable à cause de la pression sur les profits. Situation très défavorable en raison des pertes de compétitivité par le « Mark fort ». Secteur bancaire. Situation très favorable. Situation moyennement favorable. Situation très défavorable en raison des pertes de valeur sur l’actif. Administration de la Banque Centrale et assimilés Situation défavorable car remise en cause latente du statut de la Bundesbank et de son autorité au niveau européen. Situation très défavorable car entraînant une remise en cause ouverte du statut et de l’autorité. Situation très favorable avec retour de l’autorité interne et externe de la Bundesbank. Épargnants et retraités Situation moyennement défavorable avec un risque d’érosion de la valeur patrimoniale des actifs. Situation très défavorable avec forte attaque sur les revenus et potentiellement sur le capital. Situation très favorable, avec gains en actifs du fait du « Mark fort ». Salariés des grandes entreprises Situation relativement favorable car le patronat peut se permettre de distribuer une partie des bénéfices. Situation très défavorable car fortes pressions sur les salaires et les revenus pour financer les transferts. Situation très défavorable avec pertes d’emploi massives du fait des délocalisations.Salariés des petites entreprisesSituation défavorable en raison de la pression sur les salaires et les conditions de travail résultant des réformes Harz IV.Situation défavorable en raison de la hausse de la pression fiscale.Situation relativement moins défavorable si la production n’est pas délocalisable.

Eux non plus n’ont pas  de grandes marges de manœuvre. On a d’ailleurs isolé sept groupes sociaux, dont la taille est certes différente mais dont l’influence sur le processus de décision est relativement comparable soit en raison des médias qu’ils contrôlent, de leur réputation dans la société ou tout simplement de leur masse électorale. Confrontés aux trois possibilités qui s’ouvrent devant l’Allemagne, soit la perpétuation de la situation actuelle, un fédéralisme budgétaire important imposant des coûts de transferts de 8% à 10% pour l’Allemagne et une explosion de l’Euro avec une réévaluation forte du Mark. On voit que la solution du fédéralisme budgétaire est celle qui est le plus défavorable pour 5 des 7 catégories envisagées. Elle n’est réellement avantageuse pour aucune des catégories. La solution d’une explosion de la zone Euro est très défavorable pour 3 catégories, mais inversement très favorable pour 2 catégories. La solution de la perpétuation de la situation actuelle est moyennement défavorable ou moyennement favorable pour toutes les catégories sauf pour une ou elle est très favorable. C’est pourquoi le consensus s’est réalisé, en réalité par défaut, autour de cette option. Mais, clairement, l’option du fédéralisme budgétaire est exclue pour un pouvoir démocratique en Allemagne car elle est trop défavorable à trop de segments de la société. Or, la première des possibilités ne peut être perpétuée dans le temps, ce que le document de la Friederich Ebert Stiftung établit de manière convaincante. Dans ces conditions, on se dirigera immanquablement vers la troisième des possibilité, soit laisser exploser la zone Euro.

Pour ne pas avoir compris cette situation, pour ne pas avoir fait une analyse par catégorie sociale et par groupe ayant une représentativité symbolique importante, un Jean-Luc Mélenchon tient des discours insensés où il prétend, contre toutes les évidences, que l’Allemagne « veut » sortir de l’Euro les pays qui sont ses principaux clients…Ce que l’Allemagne veut avant tout éviter c’est d’avoir à contribuer massivement à l’économie de la zone Euro.

(4)  Une dissolution ordonnée, la meilleure des solutions ?

Une lecture attentive de ce document confirme donc que les différents experts européens rassemblés par la Friederich Ebert Stiftung considèrent que la poursuite de la politique actuelle n’est plus possible et qu’elle est même devenue dangereuse, risquant de conduire à tout instant à un éclatement incontrôlé de la zone Euro. La réalisation d’un fédéralisme budgétaire étendu, au-delà des problèmes politiques que cela soulèverait, n’est pas du domaine du possible. Cet objectif doit être considéré comme une utopie au sens premier du terme. La troisième solution, celle dite du « noyau dur » se heurte à deux contradictions : la première est celle entre les politiques allemandes et françaises. Si la France se plie aux conditions allemandes le « noyau dur » ne fonctionne pas ; si la France cherche l’affrontement, elle risque d’être prise au mot par l’Allemagne et devoir sortir de l’Euro. Une seconde contradiction est ensuite présente. Le « noyau dur » n’aura l’homogénéité pour fonctionner que s’il se rapproche de la « zone Mark » mais alors, il perd beaucoup de son intérêt.

On voit que la seule solution raisonnable est celle d’une dissolution ordonnée de la zone Euro, laissant subsister des mécanismes de concertation monétaire entre les pays, mas leur redonnant toute la flexibilité monétaire voulue. Ce n’est autre que la solution que j’ai défendue en juillet dernier dans un document de travail[6]. Désormais, on y vient, poussé par la nécessité.


[1]U. Dirksen, B. Hacker, M-J Rodriguez et W. Velt, Scenarios for the Eurozone 2020, Scenario Team Eurozone 2020, Friederich Ebert Stiftung, Berlin, Mars 2013. URL: http://library.fes.de/pdf-files/id/ipa/09723.pdf

[2] M. Aglietta, Zone Euro : éclatement ou fédération, Michalon, Paris, 2012.

[3] P. Artus, « Trois possibilités seulement pour la zone euro », NATIXIS, Flash-Économie, n°729, 25 octobre 2012 ; idem, « La solidarité avec les autres pays de la zone euro est-elle incompatible avec la stratégie fondamentale de l’Allemagne : rester compétitive au niveau mondial ? La réponse est oui », NATIXIS, Flash-Économie, n°508, 17 juillet 2012.

[4] J. Sapir, “Le coût du fédéralisme dans la zone Euro”, billet publié sur le carnet Russeurope le 10/11/2012, URL: http://russeurope.hypotheses.org/453

[5] K. Pfaffenbach, « La BuBa confirme un rapport critique sur les OMT », Les Echos.fr et Reuters, 24 avril 2013, http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00517494-la-buba-confirme-un-rapport-critique-sur-les-omt-562463.php

[6] Document publié en septembre 2012 sur RussEurope, J. Sapir, La dissolution de la Zone Euro: Une solution raisonnable pour éviter la catastrophe, Working Paper inédit, 19 juillet 2012, pdf., http://russeurope.hypotheses.org/23



photo

Cahuzac ? Ce n’est que le début !

Cahuzac ? Ce n’est que le début !



video

Le socialisme tire ses dernières cartouches,l’explosion du système est proche !



video

Une heure pour comprendre l’endettement de la France

Nous sommes allé au delà de la loi elle-même qui, contrairement à une rumeur persistante, n’interdisait pas à l’Etat de bénéficier « d’argent gratuit ». Nous nous sommes intéressé au lent processus de privatisation, et d’internationalisation de la dette publique française, qui a mené à la législation actuelle.

Aujourd’hui, la Banque Centrale Européenne ne prête pas d’argent à faible taux aux Etats, sous prétexte qu’elle est « indépendante ». Indépendante – des peuples -, mais au service des financiers, elle permet d’organiser la mise en servitude des nations par un système de spoliation institutionnalisé. Ainsi, les banques profitent injustement du privilège exhorbitant
de la création monétaire, privant l’Etat français de ce qui formait autrefois son « circuit du Trésor », système vertueux de financement qui mettait au pas les banques (par les bons planchers, supprimés en 67), évitait tout déficit, et permettait une inflation raisonnable et au profit du peuple.

La loi du 3 janvier supprimait définitivement ce circuit (au grand bonheur des marchés), tout en permettant la possibilité (jamais exploitée) de relever le plafond d’emprunt de l’Etat français par convention avec la Banque de France, ainsi que l’article 19 l’autorisait. Mais à partir de Maastricht, cette possibilité est totalement exclue…



video

Syndicat de la magistrature La vidéo du « Mur des cons »



text

IBM prépare sa charette: suppression de plus de 1.200 postes en France

Le géant américain de l’informatique IBM envisage de supprimer “plus de 1.200 postes” sur les 9.700 que compte le groupe en France, a-t-on appris mercredi de sources syndicales, à l’issue d’un comité central d’entreprise.

“La direction nous a dit que sa +réflexion allait vers une nécessité de supprimer plus de 1.200 emplois+ sur deux ans”, a affirmé à l’AFP Pierry Poquet, délégué central Unsa, premier syndicat du groupe.

Cette information a été confirmée par Gérard Chameau, délégué central CFDT, qui a précisé qu’IBM allait s’appuyer sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) pour supprimer ces emplois.

Contactée par l’AFP, la direction n’a pas chiffré les suppressions de postes. Elle a cependant reconnu dans un communiqué qu’un travail était “engagé pour parvenir à la nécessaire adaptation d’IBM France aux demandes de ses clients”.

“Pour autant, aucune décision n’est prise concernant un éventuel plan de sauvegarde de l’emploi (PSE)”, conclut le communiqué.

“Il n’y a pas eu de véritable plan d’exposé aujourd’hui. Nous allons demander une expertise pour savoir si tout va vraiment si mal chez IBM et pour étudier l’impact psycho-social de ces suppressions sur le personnel restant”, a indiqué Gérard Chameau.

Après avoir annoncé des résultats inférieurs aux attentes le 18 avril, le directeur financier d’IBM, Mark Loughridge, avait ouvert la porte à des suppressions de postes dans le monde.

Il avait précisé que le groupe consacrerait cette année près d’un milliard de dollars pour réduire les effectifs et que cela se ferait “comme l’année dernière”, en dehors des Etats-Unis.

Dans un communiqué commun, les syndicats CFDT, CFE-CGC et Unsa d’IBM ont dénoncé des “réductions incessantes d’effectifs” et “exigé” de la compagnie qu’elle “clarifie très vite les mesures qu’elle compte prendre pour qu’il n’y ait aucun licenciement en France”.

“Envisager de fonctionner avec autant d’emplois en moins ne peut qu’augmenter le stress et la souffrance au travail déjà élevés par le fait de la politique continue de réductions d’effectifs depuis plusieurs années”, ont souligné les syndicats.

Pierry Poquet a rappelé “qu’il y a quinze ans, il y avait 26.000 salariés”, contre seulement 9.730 aujourd’hui.

IBM emploie plus de 400.000 salariés dans le monde.

Source: Boursorama