France Libre

En toute hypothèse et en toutes circonstances, le devoir d'un résistant est de faire de la résistance.

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La gogoche et la lutte c’est classe

La gogoche et la lutte c’est classe



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Le sujet du logement est un sujet phare. Il éclaire la politique des gribouilles gouvernementaux.

Le sujet du logement est un sujet phare. Il éclaire la politique des gribouilles gouvernementaux.



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Mobilisons-nous pour la révolution !

En 1789, malmenée par une élite frivole, cynique et dispendieuse, incompétente et totalitaire, sans égard pour la population, au service d’une noblesse internationale, nourrie à la brioche, la France se révolte.

Cette révolte enfante un texte fondateur, dont la qualité et la concision forcent le respect, qui aura une audience mondiale, qui est l’égal des plus grands textes civilisationnels, dont aujourd’hui notre république se recommande sans ambiguïté, c’est la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ».

En effet, notre constitution en vigueur commence ainsi : « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’Homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004. »

Je vous propose de nous attarder sur cinq articles de cette déclaration et de faire la démonstration de la trahison par nos dirigeants de ces articles, contrairement à l’affirmation du préambule de notre constitution.

L’Article XIII

Il dit ceci : « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés. »

Ainsi :

1- Toute dépense qui n’est pas attachée à l’entretien de la force publique ou aux dépenses d’administration est anticonstitutionnelle. Je vous laisse le soin de calculer la part du budget de l’Etat qui ne correspond pas à cette définition, par exemple l’éducation, la santé, la SNCF, etc. A la louche, je dirais au moins 80%.

2 - La contribution doit être « également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés ».

Seule la taxe unique ou flat tax correspond à cette définition, c’est-à-dire un pourcentage égal pour tous, appliqué à tous les revenus sans exception, elle est inconnue en France.

Notre impôt progressif est anticonstitutionnel, ainsi que la TVA et les taxes fixes du type impôt foncier, taxes sur l’essence, le tabac, les charges sociales, etc. Autant d’impôts qui ne sont pas répartis également entre les citoyens en raison de leurs facultés.

L’Article XIV

Il dit ceci : « Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »

Nous avons déjà eu l’occasion de nous expliquer sur les conséquences pratiques que cet article devrait impliquer du fait de l’éloignement de l’élu par rapport aux citoyens dans une démocratie devenue aussi vaste que la nôtre. A savoir, l’obligation pour les candidats à des postes électifs de fournir un projet de bilan économique certifié et d’être responsables de son application en cas d’élection.

Mais attardons nous un instant sur l’article 40 de notre constitution, qui dit ceci : « Les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique. »

L’article 40 de notre constitution annihile totalement nos droits ou ceux de nos représentants à déterminer « la quotité, l’assiette de la contribution publique » tel que cela est défini dans la déclaration de 1789.

Il est tout à fait possible d’affirmer que la constitution de 1958 est totalement incohérente par rapport à la déclaration de 1789, puisque nos représentants ne disposent pas du droit de proposer une diminution de l’impôt ou une augmentation les charges de l’Etat, seul le gouvernement dispose de cette faculté.

Là est la clef de la dictature qui nous dirige et de ses dérives.

Le gouvernement se résume à une poignée de « serre-pinces » qui n’a pas le temps de faire autre chose que de la représentation. Les cabinets, qui sont les gouvernants réels, sont composés d’une élite interchangeable -et « interchangée » - régulièrement avec celle qui dirige les grandes entreprises.

Or, ce sont eux et eux seuls qui ont le pouvoir de décider de notre contribution fiscale. Je suppose que vous voyez l’inconstitutionnalité de la chose et les conflits d’intérêts qui arrivent au galop.

Notre dérive fiscale est donc structurelle, liée à la non-conformité de notre constitution à la Déclaration de 1789 dont pourtant elle se recommande. C’est la totalité de notre fiscalité qui est anticonstitutionnelle.

C’est grave, très grave.

L’Article XVII

Dans un tout autre ordre d’idée, il dit ceci : « La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité ».

Ainsi :

Tous les documents d’urbanisme de France et de Navarre qui déclassent artificiellement des terrains factuellement constructibles en les classant en zones réservées ou agricoles portent atteinte évidemment à la propriété privée. Ces déclassements n’étant accompagnés d’aucune indemnité juste et préalable, ils sont anticonstitutionnels.

Conclusion

De grands penseurs, sous le joug de la dictature politique d’une classe de privilégiés pendant des siècles, ont produit, poussés par l’énergie du désespoir, un texte magique, d’une clarté et d’une simplicité unique la «Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ».

Tout comme les poilus de 1914, ils pensaient sans doute : « Plus jamais ça ». Malheureusement notre réalité c’est : « Toujours et encore plus ça ».

La révolution est plus que jamais d’actualité, faisons-là.

Car nous n’avons que deux solutions possibles :

- Renier définitivement la révolution de 1789 et ses symboles, ne plus fêter le 14 juillet, débaptiser la place de la Bastille, faire disparaître de notre constitution la déclaration de 1789, etc.

- Ou laisser à l’esprit de la révolution toute sa place et toutes ses vérités, celles qui ont séduit le monde. Mais cette mise à jour implique une nouvelle révolution tant les intérêts catégoriels ont dévoré les valeurs de notre collectivité.

Henri Dumas



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Françaises, Français, François, encore un effort !

Françaises, Français, François, encore un effort !



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C’est moi que je suis l’économiste qu’on vous a causé !

J’ai commencé dans ce qui est mon métier en 1971.

Les deux ou trois premières années furent tranquilles et puis arriva la crise pétrolière de 1973.

Et depuis, la France est en crise.

Je me suis beaucoup baladé dans le monde depuis quarante ans et je peux assurer le lecteur que la France est le seul pays au monde qui ait été en crise constante depuis 40 ans, du moins si l’on en croit les médias.

Les médecins de Molière ne cessent de s’écrier : « Les poumons, vous dis-je, les poumons ». Le journaliste économique de base, en France, quant à lui s’en va répétant à qui veut l’entendre, et ce depuis quarante ans : « La crise, vous dis-je, la crise », ce qui est bien pratique puisque cela dispense de toute réflexion et de tout travail personnel.

Reste une question: à quoi attribuer cette imprégnation de l’idée de crise dans les médias de notre beau pays ?

La première idée qui vient à l’esprit, c’est bien sûr la totale domination de la vulgate marxiste sur ce que Tocqueville appelait les distributeurs de culture, par opposition aux créateurs de culture et aux consommateurs de culture. Pour tout bon marxiste, le capitalisme ne peut être qu’en crise ou en train de rentrer dans une crise, mais il est hors de question qu’il ne soit pas en train d’agoniser. Et comme pour la classe des distributeurs de culture, le marxisme est l’horizon indépassable de la pensée humaine (Sartre), laisser croire au public que la crise est sur le point de s’arrêter serait faire œuvre impie. Et comme nous sommes en théocratie, faire œuvre impie serait dangereux.

Aussi curieux que cela paraisse, là où ce sentiment est le plus fort et exprimé le plus souvent c’est dans les journaux dits économiques, peuplés de gens pour qui l’horizon indépassable de la pensée économique est Keynes, fort apprécié par tout marxiste digne de ce nom. Dans le fonds, le keynésianisme est au marxisme ce que le coca light est au coca.

Je viens d’en avoir un nouvel exemple en parcourant un magazine qui s’appelle Challenges. Le keynésien de service nous explique doctement que d’après des graphiques de la Banque centrale américaine, les inégalités se sont accrues aux USA, depuis la crise et que donc Piketty a raison…Quand je me trouve devant un tel discours, je dois avouer que les bras m’en tombent.

Reprenons les arguments les uns après les autres, si le lecteur le veut bien, pour essayer de démonter le processus logique que le journaliste semble avoir suivi et qui n’est qu’une suite de non sequitur, c’est-à-dire de propositions logiques dont on essaye de vous faire croire qu’elles sont reliées les unes aux autres alors qu’il n’en est rien.

1. La crise serait bien entendu une crise du capitalisme, si ce n’est la crise du capitalisme, que tous les vrais croyants attendent depuis 1840. Dans la réalité, il ne s’agit en rien d’une crise du capitalisme, mais d’une crise d’incompétence crasse de la part des banquiers centraux en général et de la FED en particulier.

Dès que la banque centrale US a commencé à imposer des taux réels négatifs, suivant en cela les recommandations keynésiennes pour procéder à l’euthanasie du rentier, avec de nombreux autres économistes j’ai avancé l’idée qu’on ne pouvait faire tourner la machine capitaliste sans un coût du capital de marché, ce qui n’était pas une idée bien neuve.

Mettre les taux à zéro, c’est bloquer le prix de l’argent, ce qui est à peu près aussi idiot que de bloquer les loyers pour résoudre une crise du logement. Mme Duflot et Ben Bernanke, même combat… Quand une banque centrale traficote le coût de l’argent, elle n’obtient pas plus de croissance, mais beaucoup moins puisque le capital, ce bien rare entre tous, est investi au petit bonheur la chance, ce qui mène à de biens regrettables débordements du style de la crise des subprimes aux USA, créée de toutes pièces par le système politique local.

La crise dans laquelle nous sommes n’est en rien une crise du capitalisme, mais une crise créée par des banquiers centraux qui se croient plus malins que les marchés et qui continuent à le croire et à faire n’importe quoi.

2. Cette crise serait à l’origine de l’accroissement des inégalités. Là encore, voilà qui me donne envie de fermer le journal immédiatement.
Imaginons que dans la société nous ayons trois groupes d’individus : les gens « pauvres » qui vivent du produit de leur travail, les gens « riches » qui vivent de leurs rentes et qui possèdent de nombreux actifs (actions, obligations, œuvres d’art etc.), auxquels on peut ajouter les gens qui ne pourront jamais être virés de leur travail, et enfin les entrepreneurs, dont le rôle est d’imaginer et de produire les biens et les services dont les deux autres groupes auront besoin, en se mettant en risque.

Imaginons de plus qu’un banquier central idiot décide de mettre les taux d’intérêts à zéro. Qu’est-ce qui va se passer ? Eh bien c’est tout simple : les gens riches vont se mettre à emprunter auprès des banques en donnant leurs actifs en garantie pour s’acheter des actifs les uns aux autres, et le prix de ces actifs va monter très fortement.

Tous les prêts bancaires iront aux « riches », qui le deviendront de plus en plus, et les pauvres entrepreneurs ne trouveront plus personne pour leur prêter de l’argent, et donc la croissance commencera à baisser très fortement.

Et tout cela se terminera par un krach, puisque la richesse ne vient que des entrepreneurs et non pas du prix des actifs soufflé par une politique monétaire insensée.

Du coup, ceux qui vivent du produit de leur travail n’en trouvent plus et de pauvres qu’ils étaient, ils deviennent très pauvres, sans très bien comprendre pourquoi.

L’explication est cependant très simple.

La politique monétaire suivie par la banque centrale est faite au profit des riches, c’est-à-dire de ceux qui ont des actifs et un emploi garanti (les fonctionnaires), et au détriment des pauvres et des entrepreneurs.

Il faut bien que le lecteur se rende compte que ce qui a créé l’explosion des différences de richesse, ce n’est pas le capitalisme, mais une politique monétaire suivie par des banques centrales dont les instances dirigeantes ont été capturées par les « rentiers » et qui donc suivent des politiques favorables aux rentiers c’est-à-dire aux riches et aux fonctionnaires.

3. Le dernier élément qui me fait sauter en l’air, c’est la déclaration de principe, qui n’est même pas discutée et qui peut être résumée comme suit: « C’est vrai puisque la banque centrale américaine le dit. »

D’après Saint Thomas d’Aquin, l’argument d’autorité ne doit jamais être utilisé dans une controverse entre humains, sauf si le débat porte sur des points de religion, et dans ce cas la seule chose que l’on puisse utiliser sera les évangiles. Or le journaliste nous explique que la discussion est close puisque la FED l’a dit. Voilà l’argument d’autorité dans toute son insuffisance intellectuelle.

Je suis la FED depuis des années, et les économistes de cette noble institution n’ont jamais rien vu arriver. Ni krach financier, ni crise immobilière, ni récession, ni chômage. Rien.

Pour qui veut rire un bon coup, qu’il se penche sur les prévisions que la Fed publie pour l’économie américaine chaque année. Il n’y a guère que le FMI qui soit aussi mauvais.
Ces gens complètement incompétents à faire quelque prévision que ce soit ont de plus commis erreur sur erreur dans leur gestion monétaire, et ce depuis 1998 au moins.

Le dernier grand banquier central américain fut Paul Volcker, et il a été viré en 1988 par ce qu’il était démocrate, pour le remplacer par le regrettable Greenspan, qui lui était républicain, lequel fut remplacé par Ben Bernanke dont la charité m’oblige à ne rien dire.
Bref, soutenir que la FED serait l’arbitre de ce qui est vrai ou faux en économie, ou plus grave encore, soutenir que la FED (ou la BCE) serait gérée par des gens compétents relève de la plus haute fantaisie ou de la folie sauvage.

Et monsieur Piketty dans tout ça ?

Tous ses attendus étant faux, il n’y a pas lieu de tirer une conclusion. Monsieur Piketty confond rentabilité du capital et taux de croissance des profits dans tous ses calculs. Eût-il été mon étudiant, je lui aurais mis un zéro pointé.

Charles Gave



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Hollande est l’exemple même de l’incompétence et l’inconséquence

Le Président de la République vient de décider de “suspendre” la livraison à la Russie du 1er navire Mistral, qui devait avoir lieu en novembre 2014. Cette décision est l’exemple même de l’incompétence et l’inconséquence qui caractérisent la politique étrangère de la France depuis plusieurs années. C’est une décision inconséquente car, si l’on voulait se concilier les bonnes grâces des pays de l’OTAN et des États-Unis, elle aurait dû être prise il y a plus de deux mois. C’est une décision inconséquente car elle ne peut que provoquer la colère de la Russie qui voit ce retournement de la position française survenir alors même que l’on parle d’un possible cessez-le-feu en Ukraine. Par cette décision, François Hollande met, de fait, la France hors jeu dans un possible règlement de la crise ukrainienne, et ce au moment même où la question d’un règlement politique pourtant s’impose. Il contribue à aggraver la situation et donne implicitement raison à tous les boute-feu qui traine aujourd’hui de Bruxelles à Varsovie.

Mais, cette décision n’est pas seulement une preuve d’incompétence. En prononçant la “suspension” de la livraison, François Hollande prétend jouer de l’ambiguïté d’un terme, qui n’est pas celui d’annulation du contrat. S’il croit que la Russie et les États-Unis seront dupes de cette lamentable astuce de langage, il se trompe. On ne conduit pas la politique étrangère d’un pays comme la France comme l’on dirige le Parti Socialiste, ce qui fut la seule responsabilité d’ordre national qu’exerça François Hollande dans sa carrière avant d’être élu Président de la République. Se croyant fin, mais étant en réalité calamiteux de maladresse, il envoie à tous nos alliés le plus détestable des messages, celui d’un suivisme sans principes, d’une indécision pathologique, d’une incapacité à décider et à se tenir à sa décision.

Cette décision est aussi une catastrophe pour l’industrie française. Qui, désormais, aura confiance en la parole de la France ? Les conséquences possible de cette “suspension”, si elle se révélait être en réalité une annulation, iraient bien au delà du milliards d’euros qui a été payé par la Russie et qu’il nous faudrait rembourser, et cela sans compter les pénalités pour rupture de contrat. François Hollande, par son inconséquence, vient de porter un coup très dur à l’industrie française. Les travailleurs de l’industrie navale apprécieront, ainsi que tous les salariés qui aujourd’hui réalisent des contrats en Russie et qui pourraient bien, dans un proche futur, voir ces contrats annulés en représailles.

Il y a enfin une dernière dimension dans cette lamentable affaire qui porte témoignage de l’homme qu’est, ou plutôt n’est pas, François Hollande. On dira que, par cette déclaration, François Hollande s’est acheté à bon compte la paix pour la réunion de l’OTAN qui doit avoir lieu demain, et où il aurait été mis sur la sellette par Obama et quelques autres. On n’ose imaginer quelle aurait été la réaction du Général de Gaulle, voire de François Mitterrand, dans cette situation. Mais, surtout, cette “paix” personnelle, achetée au prix de l’emploi de milliers d’ouvriers, ne fait que donner tristement raison au livre que vient de publier Valérie Trierweiler, l’ancienne maîtresse, éconduite, du Président. Elle confirme qu’il est homme de petits calculs mais aussi de grand mépris pour tous ceux qu’il qualifie de “sans dents”, tous ces pauvres qui payent le prix de sa politique. Les Français risquent fort de ne pas l’oublier et de ne pas pardonner.

Jacques Sapir



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Hollande et son humour qui fait grincer les sans-dents.



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La rentrée s’annonce chaude

La rentrée s’annonce chaude



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Aux armes, citoyens !

La décomposition du régime s’accélère. L’économie est à l’arrêt, les entreprises tombent comme des mouches, le chômage ne cesse d’augmenter, le gouvernement avoue qu’il ne maîtrise plus les déficits, le président de la République est déconsidéré, tout comme l’ensemble du personnel politique. Nous sommes bien dans une crise de régime.

M. Hollande risque d’être rapidement contraint de dissoudre l’Assemblée nationale, mais cela n’apportera aucune solution au problème français, puisqu’aucun des partis existant ne propose les mesures indispensables. Celles-ci –faut-il le rappeler ? – doivent consister pour l’essentiel à réduire de 250 milliards les dépenses publiques afin de nous remettre au niveau de l’Allemagne. Nous devons, autrement dit, réduire notre train de vie collectif de 20 %.

L’urgence de ce réajustement nous oblige à le faire avant toute réforme de structure, dont les résultats seraient par nature longs à obtenir. De plus, l’Etat, les régimes sociaux et les collectivités territoriales souffrent d’une telle obésité que les faire maigrir drastiquement est le préalable à tout traitement de fond.

Quel est le parti, quel est l’homme politique qui le propose ? Aucun ! C’est bien pourquoi on doit parler d’une crise de régime. Quand aucune solution à la crise ne peut venir de ceux dont c’est la vocation, il n’y a plus d’autre issue que le renvoi de tout le personnel politique et son remplacement par de nouveaux dirigeants issus de la société civile.

Bien entendu, cela ne se décrète pas. Le mouvement ne peut se prouver qu’en marchant. Des groupements pour la liberté sociale se mettent en place partout dans tout le pays. C’est l’exemple à suivre. Il faut que se constituent d’urgence dans chaque département, dans chaque ville importante, des groupes exigeant la baisse de 20 % des dépenses publiques. Il n’est pas nécessaire pour cela d’élaborer un programme politique complet. Cela se fera dans un deuxième temps, une fois la cure d’amaigrissement terminée.

De ces groupes se dégageront forcément des personnalités et des talents nouveaux, qui accèderont aux responsabilités de la République en remplacement de ceux qui l’auront conduite vers l’abîme. Il faut impérativement que ces groupes se mettent en place sans attendre, car le chaos peut prendre tout le monde de vitesse et, une fois installé, rendre la situation hors de contrôle.

Dans cette situation périlleuse pour la France, les médias doivent eux aussi accomplir leur révolution. Il faut que cesse de tourner sur les plateaux de radio et de télévision la petite troupe des habituels « clients ». C’est à croire que la France n’est peuplée que d’une centaine d’habitants. Un scénariste de cinéma à qui l’on apprenait que tel comédien allait épouser telle starlette s’écria : « Mais ils ne connaissent donc personne ! » La remarque vaut pour les directeurs de rédaction des radios et des télévisions dites « grand public ». Ils portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle. Car si des voix fortes s’étaient élevées à temps pour critiquer les dérives françaises, les dirigeants politiques auraient été obligés d’en tenir compte et d’améliorer leur gestion.

Nous sommes au moment où le pays peut basculer vers le salut ou la catastrophe. Cela dépend de chacun d’entre nous. « Aux armes, citoyens », dit notre hymne national. Les armes à utiliser pour sauver le pays peuvent encore être pacifiques. Mais plus pour longtemps.

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue.



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Le Lundi 28 juillet 2014, l’évolution de la croissance économique des États-Unis et les perspectives des prochaines publications de résultats des sociétés du CAC 40 ont été abordés par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion, et Pierre Sabatier, président de Prime View.