France Libre

En toute hypothèse et en toutes circonstances, le devoir d'un résistant est de faire de la résistance.

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Compte-tenu des circonstances, la situation n’est pas récuperable. D’ici peu de temps les choses vont aller très vite.

Nous allons droit dans le mur à la façon argentine. Carglass ne pourra rien faire pour vous. Il n’y a pas de freinage possible. Les politiques, UMP, PS, MODEM nous ont trahis une fois de plus. Ils n’ont pas parlé de la crise ou si peu et voilà que trois semaines après les élections, tout part en vrille… François Hollande a raté son entrée grâce à ses conseillers économiques, aussi bêtes que ceux de Sarkozy.

Conséquence, la France va être dégradée à nouveau, lire Bloomberg et Stern qui explique qu’Angela Merkel n’a pas apprécié sa manière de faire et a décidé de lui faire la peau. “The chancellor stared silently at the man who was responsible for this change of mood: France’s new president, François Hollande, who noted with satisfaction that there was an outlook for euro bonds in Europe”, lire ici Stern.

Personne ne fait chanter l’Allemagne, et ce n’est pas Bisounours-Hollande qui va commencer, d’autant que c’est Merkel qui donne le “la”. En effet, regardez bien le fil des événements de ces derniers jours. Ils vous montrent qu’il vous reste que très peu de temps pour retirer votre argent. Je vous préviens depuis 5 ans, mais maintenant on y est. Pour beaucoup ce sera “trop tard”…

      - Mini-crash à Madrid hier… continuera dans les jours prochains

- Le FT vous met en garde: “Crédit Agricole and Société Générale in danger

- Lundi, les quatre plus grandes banques grecques étaient INSOLVABLES. La BCE leur a lancé une bouée de 18 milliards d’euros dans la soirée pris sur… l’EFSF et cela APRES avoir expliqué jeudi qu’elle cessait de les alimenter… Lire CNBC pour le croire.

- Le plan de sauvetage des banques espagnoles nécéssite environ 100 milliards d’euros. Personne ne les a.

- Une filiale de la Bankia rectifie son résultat de 2011 et annonce des pertes de 3 milliards au lieu de 41 millions de bénéfices. Escroquerie aux comptes pourtant validés par des commissaires aux comptes et des experts comptables… Les Espagnols bidonnent autant que les Grecs.lire ici Reuters

- Il faut trouver 23 milliards, illico presto, pour sauver la Bankia. L’Espagne ne les a pas. Lire ici le grand papier de AEP dans le Telegraph. Mais le plus drôle, c’est Reuters qui l’a donné: “Bankia bailout costs rise again now at 19 billion, 4 billion increase overnight”. Depuis ça a pris 4 milliards de plus, soit 8 milliards en 4 jours… Ha ha ha… Qui a dit que les comptes étaient certifiés???

- Le BdT espagnol est à 6,5% + frais, soit presque 7%. No return possible at all.

- Lundi, Charles Guerre (CC Opera à Paris) a été dévalisé de toutes ses pièces Hercules 10 et 50 FF.

- Dexia demande une garantie publique totale de 45 milliards d’euros. Lire ici Le Soir.

- Newedge a quitté la bourse d’Athènes et a laisse les clés à un broker local qui ne pourra qu’éxécuter les ordres de vente..

- Le PDG de Pimco Bill Gross a déclaré que le problème maintenant est de sortir son argent des comptes et pas d’en gagner. Avis aux téméraires. “This is a capital preservation market. Return of, not on, your money becoming critical”. Bonne chance pour vos assurances-vie…

- Dégradations à venir cette semaine par Moodys et SP des banques portugaises, italiennes, espagnoles, françaises et de leur pays, lire ici Bloomberg pour la France.

- Les Grecs ne peuvent plus soigner, pénurie de TOUS les médicaments, comme au Bengladesh

- La police grecque force les Grecs à… laisser leur argent dans la banque! Arrivés là, c’est du totalitarisme par définition. Lire ici le Guardian: “Police are urging Greeks to keep their money in bank accounts rather than putting it at risk of theft, amid further uncertainty about whether the austerity-struck country will remain in the eurozone”. Ca ne s’invente pas.

- Mais le pire du pire (du point de vue de votre crétin de banquier) est ici: Moodys a dégradé vendredi des banques norvégiennes (!!!) du jamais vu, la Nordea, la Handelsbank, la LandHipotek et la DNB Bank en raison de leurs expositions aux BdT européens!

- Mes amitiés à Madame qui ne vous a pas cru quand vous lui avez expliqué que le système était en faillite parce que vous lisiez ce blog.

Techniquement, il ne vous reste plus qu’à sortir vos sous et à observer l’enchaînement infernal des événements. LA SITUATION N’EST PAS RECUPERABLE. Je répète: nos politiques et la presse financière et autres pseudo-experts vous ont totalement trahis, grassement payés par le système, Nicolas Sarkozy en tête avec sa clique de parvenus. Mais les autres politiques ne sont pas mieux. Je vous invite aussi à très sérieusement discuter avec votre Ange gardien si vous avez un peu la foi. Il y aura du sport…

Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2012

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Rumeurs inquiétantes ! Dexia serait en train d’encourir une perte gigantesque et aurait déjà consommé les 55 milliards de recapitalisation accordés en automne dernier

Comme le lecteur le sait, je m’attendais à ce que le marché obligataire français « dévisse » après les élections du 6 mai et que nous ayons une baisse du marché des actions accompagnée d’une hausse du dollar et d’une intensification de la crise européenne.

Tout se passe comme prévu, si ce n’est que le marché obligataire français, au lieu de baisser a fortement monté, ce qui est d’autant plus bizarre que les CDS (credit default swaps) sur la France ont fortement monté depuis le 6 mai, ce qui ne se passe que quand la défiance augmente sur la France.

Dans mon expérience, quand quelque chose d’incongru se produit dans les marchés financiers, cela veut dire en général qu’une banque , une banque centrale ou les deux à la fois sont en train de faire quelque chose de pas très catholique et que les prix en sont affectés de façon anormale.

Nous sommes peut être dans une telle situation.

J’hésite à écrire ces lignes tant pour l’instant il ne s’agit que de rumeurs et il faut que le lecteur prenne ce qui suit avec une solide dose de scepticisme, mais enfin, il n’y a pas de fumée sans feu.

Le monde financier à Paris bruisse de rumeurs selon lesquelles Dexia connaîtrait de grandes difficultés.

Dexia, c’est cette grande banque spécialisée dans les prêts aux communautés locales, créée par Pierre Richard, ancien haut fonctionnaire français très marqué à gauche, et qui est conjointement détenue par la Belgique, la France et le Luxembourg (3 % pour le petit pays)

Selon les rumeurs que j’ai mentionnées plus haut, cette banque aurait massivement assuré à ses clients qu’en cas de baisse des taux longs français, ils prendraient la perte que cela pourrait entraîner à ces clients à leur compte. En termes clairs pour le lecteur non spécialiste, cela veut dire que Dexia s’est mise massivement à découvert sur les obligations de l’Etat français et il semble qu’elle n’ait pas couvert ce risque.

Comme les obligations françaises ont monté plutôt que baissé, Dexia serait en train d’encourir une perte gigantesque et aurait déjà consommé les 55 milliards de recapitalisation accordés en automne dernier. Perdre 55 milliards en 6 mois n’est pas à la portée du premier banquier venu, fût-il sorti de nos grandes écoles.

Je n’ai aucune idée de ce que Dexia a vendu ou acheté pour perdre autant d’argent, mais la perte est là…

Pour mettre les choses en perspective, la première page des journaux il y a quelques semaines était remplie d’articles sur les pertes encourues dans ses opérations de trading par JP Morgan et qui se montaient à 2 milliards de dollars.

Les pertes de Dexia seraient de 35 fois supérieures à ce montant et devront être couvertes in fine par les Etats actionnaires.

La Banque de France, la Banque centrale de Belgique seraient en train de dénouer les positions et seraient donc forcées de racheter les positions à découvert de Dexia, ce qui expliquerait la hausse du marché obligataire français.

Encore une fois, il ne s’agit que de rumeurs et tout cela n’est peut être que de la finance fiction.

Je dis toujours que les crises financières ont des similarités avec la pêche à la dynamite.
Quand une explosion se produit à grande profondeur, les petits poissons remontent les premiers le ventre à l’air, les baleines beaucoup, beaucoup plus tard…

Si ces rumeurs sont vraies, alors je peux assurer le lecteur que c’est là l’une des plus belles baleines que j’aurai vues en quarante ans de carrière et que nous n’avons pas fini d’entendre parler de Dexia… Charles Gave

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Personne d’autre qu’eux-mêmes ne sauvera les français. Qu’on se le dise !

C’est un dessin de Sempé. Un paquebot est en train de couler. On voit quelques chaloupes bondées de naufragés. Au premier plan, un homme est accroché à la porte de sa cabine qui flotte au milieu des débris. Tourné vers l’autre côté de la porte, l’air hargneux, il lance à une femme coiffée d’un ridicule bibi et qui s’accroche aussi au chambranle : « Qu’est-ce que vous faites dans ma cabine ? ».

Cette scène de naufrage, c’est la France. Le pays coule et les Français s’accrochent à ce qu’ils peuvent tout en ne songeant qu’à maintenir leurs privilèges, alors qu’ils sont tout simplement en train de se noyer.

Puisqu’on en est à l’humour, voici une histoire qui n’est pas mal non plus. Le premier vol transatlantique sans pilote vient de décoller de Roissy. Une voix suave enregistrée se fait entendre dans le haut parleur : « Nous somme heureux de vous accueillir sur notre compagnie. Nous atteindrons notre destination après 8 heures de vol. Soyez entièrement rassuré, rien ne peut vous arriver …river …river …river. »

Voilà, nous avons le choix de la métaphore : navire en perdition, avion sans pilote. Pour le reste, nous n’avons évidemment plus le moindre choix, sauf celui d’examiner les moyens de se sauver de la catastrophe et d’adopter d’urgence ceux qui nous semblent les meilleurs.

Deux thèses s’affrontent. Pour les uns, il faut absolument continuer à emprunter pour maintenir le système économique et social (et politique aussi, bien entendu). Pour les autres, on ne s’en tirera qu’en sortant des déficits et de la dette en faisant les sacrifices nécessaires.

La première méthode est celle à laquelle s’est désespérément accroché Sarkozy et il a réussi à se faire battre à l’élection présidentielle avant que la défiance des investisseurs n’emporte les redoutes financières du pays. D’une certaine manière, il a assuré son avenir politique, puisque l’oubli du peuple le créditera de n’avoir pas présidé à la catastrophe.

Hollande a mis ses pieds dans les pas de son prédécesseur et saute sur son fauteuil comme un cabri en répétant sans cesse « eurobonds, eurobonds ». Bien entendu, il n’y aura pas d’eurobonds puisque l’Allemagne, qui est la seule à pouvoir les garantir, n’en veut pas.

Alors que faire, puisque l’austérité ne suffit manifestement pas ? D’abord cesser de se bercer d’illusions : l’euro ne survivra pas sous sa forme actuelle. Les Etats vertueux du nord de l’Europe pourront certainement, s’ils le veulent, garder une monnaie unique, qu’elle s’appelle euro ou d’un autre nom. Quant à ceux du Sud, ils vont devoir revenir chacun à sa monnaie. Après tout, il y a actuellement 11 monnaies dans l’Union européenne à 27 : l’euro et dix autres. Demain, il y en aura sans doute une vingtaine : le nouvel euro et toutes les autres.

La seule attitude sérieuse consiste à préparer la scission de la zone euro et à la mettre en œuvre avec méthode, notamment en prenant les précautions nécessaires pour que ne se produisent pas des faillites bancaires en série. Il faudra à cet égard restructurer les dettes en les allégeant et en leur fixant de nouvelles échéances plus lointaines.

Il faudra dans le même temps revenir rapidement à l’équilibre budgétaire par la réduction des dépenses publiques et en proscrivant les hausses d’impôt qui sont le moyen le plus sûr d’anéantir tout espoir de croissance.

Mais le préalable à toutes ces mesures de salut public, c’est l’information. La balle est à la fois dans le camp des hommes politiques et dans celui des médias. Ces derniers ont d’ailleurs la mission essentielle puisqu’ils ne sont pas soumis à l’élection mais seulement au choix de leurs acheteurs et spectateurs. Quand on voit le succès médiatique d’un François Lenglet, qui s’efforce de faire passer certaines vérités dans le grand public (et à qui nous avions servi de relais avant tout le monde), on se dit que les médias ne se porteraient pas plus mal mais beaucoup mieux s’ils se décidaient enfin à ouvrir le grand débat national dont notre pays a besoin et qu’il attend.

Les Français ne doivent plus consacrer leurs efforts à préserver leur droit d’usage exclusif sur ce qui reste de leur cabine naufragée, mais à nager énergiquement jusqu’à ce qu’apparaisse la terre ferme. Personne d’autre qu’eux-mêmes ne les sauvera. Qu’on se le dise !

Claude Reichman

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L’heure de vérité a sonné pour l’euro !

La pauvre créature que j’ai souvent comparée à Frankenstein, je veux dire bien sûr l’euro, est peut être en train d’entrer en phase d’agonie.

Ce monstre monétaire créé par des gens qui n’ont jamais rien compris ni à l’économie ni à la finance, c’est-à-dire par des hauts fonctionnaires et des politiques, surtout français d’ailleurs, a fait des dégâts immenses, comme on pouvait s’y attendre.

Tous les systèmes bancaires européens sont en faillite, les marchés des actions sont à 50 % du niveau où ils étaient au moment de la naissance de l’euro, le chômage atteint des records historique à peu prés partout en Europe (sauf en Allemagne), le chômage des jeunes est supérieur à 50 % dans tous les pays du Sud du vieux continent qui n’ont plus accès aux marchés financiers pour la première fois dans l’Histoire, tous les traités solennellement signés sur la façon dont la BCE devait fonctionner ont été violés sous la pression des circonstances, un parti ouvertement nazi reçoit 8 % des votes en Grèce, bref le désastre, bien qu’annoncé et largement prévisible, est total.

Nous sommes à l’évidence devant une situation qui ne peut pas durer.

Il va falloir faire des choix, sinon la révolte des peuples contre leurs élites, qui a commencé en Grèce, pourrait se développer comme un feu de paille.

Quels sont les choix ? Il y en a deux

• La première branche de ce choix est de considérer que les problèmes de l’euro proviennent du fait que jamais une zone monétaire n’a pu exister sans un Etat central, disposant du monopole légal de la violence et prélevant des impôts sur sa population. Il nous faut donc de toute urgence créer cet Etat, détruire ce qui reste de nos souverainetés nationales, ce qui a toujours été le grand projet de Delors ou de Trichet, et enfin arriver à une structure étatique où les talents de nos hauts fonctionnaires que personne n’a élus pourront s’exercer à plein.

• La deuxième est plus pragmatique et consiste à dire que l’euro a été une invraisemblable erreur (que j’ai souvent comparée à la ligne Maginot, soutenue à l’époque par toute l’intelligentsia française). Les responsables de cette erreur ? Nos chères (oh combien) élites, qui ont bâti ce monstre contre la volonté des peuples. Un jour ou l’autre il va falloir abolir cette monnaie qui n’en est pas une pour retourner aux monnaies nationales flottantes… Le vrai danger est que cette destruction se fasse dans le désordre et que l’Europe que nous aimons, c’est-à-dire celle de la liberté, ne soit la victime collatérale de la fin de notre Frankenstein. Pour être clair, la disparition de l’euro serait une merveilleuse nouvelle à condition que cela n’entraîne pas la disparition du Marché commun…

Le choix est donc simple : soit nous donnons plus de pouvoir à ceux qui nous ont mis dans la situation où nous sommes, ce qui revient à donner les clés de la cave à un sommelier alcoolique, soit nous leur retirons le pouvoir et reprenons notre liberté.

Dans le premier cas, de pessimiste que j’ai été sur l’Europe depuis un certain temps, je deviendrai carrément dépressif. La plupart des pays européens, le nôtre y compris, sont en train de crever économiquement en raison de l’hypertrophie étatique (le nôtre y compris) couplée à un manque de compétitivité causée par une monnaie commune, et la solution à nos problèmes serait … de créer une structure étatique de plus, accompagnée de son inévitable cortège d’impôts, de réglementations, de contraintes et de passe-droits, tout en gardant l’outil monétaire qui empêche toute adaptation … Le cauchemar !

Dans le second cas, je deviendrai extraordinairement optimiste sur tous les investissements en Europe, puisque le capital, au lieu de se diriger en fonction de directives émises par nos chers fonctionnaires de la BCE, sera alloué à nouveau en fonction de la rentabilité marginale du capital investi.

Le marché haussier commencera immédiatement, partout sauf sans doute en Allemagne, pour des raisons que chacun comprend. Bref, nous arrivons dans des temps historiques.

Ou l’Europe retourne à ses racines de subsidiarité et de liberté, et il faut se bourrer d’actifs européens, comme il fallait acheter la Suède en1992 ou le Canada en 1994, ou l’Europe choisit de sauver ses banquiers au détriment de ses entrepreneurs en laissant l’épargne des Européens à la disposition de Bruxelles et de la BCE, et nous rentrons inexorablement dans le scénario japonais.

Dans ce second cas, il faut n’avoir des actifs financiers ou immobiliers qu’en dehors d’Europe.

Ce que je dis est donc tout simple.

Depuis quelques années, j’ai toujours essayé pour mes lecteurs de trouver une solution qui leur permette de rester en Europe tout en limitant les dégâts du style « valeurs exportatrices européennes ».

Je crains que nous n’arrivions a la fin de ces atermoiements.

Dans les quelques mois qui viennent, il va falloir soit tout avoir en Europe, soit ne rien avoir.

Attachez vos ceintures, nous rentrons dans une zone de turbulence et il va peut- être falloir changer de pilote en plein vol…

Charles Gave

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Nigel Farage: laissons tomber l’euro et recontruisons la dignite humaine.

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Nicolas Doze - Obama & Hollande les illusionnistes de la croissance 21 mai 2012
“L’alliance Obama hollande sur la croissance c’est un leurre c’est une idée reçu, c’est une idée fausse ça n’est pas vrai.”

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Olivier Delamarche Le 22-05-2012 Au menu : Obama, Hollande, la Grèce et Facebook pour les mougeons

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Le gouvernement Ayrault ne présage rien de bon pour le pays. C’est la ruine annoncée

Il est clair que la constitution du « premier » gouvernement Ayrault ne présage rien de bon pour le pays. La ruine acceptée, accompagnée, organisée, voulue peut-être par les pouvoirs énarcho-socialisants depuis des décennies va se poursuivre.

Au risque de lasser, énumérons quelques unes des manifestations de cette ruine sans ignorer qu’il en est bien d’autres : chômage récurrent en particulier des jeunes et des seniors, désindustrialisation, compétitivité en danger, impôts et charges insupportables, déficit chronique, justice en lambeaux, éducation nationale pratiquement détruite, grèves permanentes, retraites en déshérence, agriculture ruinée, endettement public en folie, faible durée du travail, salaires insuffisants, prospérité insolente des restos du cœur. Toutes ces manifestations de la ruine se recoupent étant à la fois conséquences et causes. Elles reflètent l’existence du Tout-Etat cause majeure de la ruine : rien ne peut fondamentalement bouger si le pouvoir s’occupe de tout, l’équilibre global est alors perpétuellement instable et sur la corde raide.

Le nombre des ministres

Un trait commun de tous les gouvernements, indépendamment de l’idéologie sous-jacente, est le nombre de ministres souvent inutiles. Ce nombre excessif reflète pour une grande part à la fois l’idéologie et la cupidité des camarades autour du butin étatique immense.

Ils sont 34 à présent : un chiffre pair s’impose désormais à cause de la parité ! Les précédents clament qu’ils étaient moitié moins nombreux. Nous n’en sommes pas sûrs : il y avait des secrétaires d’État et des sous-secrétaires moins coûteux mais tout aussi actifs. Chez Ayrault, nous prépare-t-on de ces sous-ministres ? Nous l’ignorons pour l’heure.

Avant de voir comment ce nombre même conduit à la ruine, examinons la liste pour déterminer les ministères superfétatoires.

Au premier chef, le ministère de la culture. La culture est une affaire exclusivement privée : la nationaliser pour en faire une annexe de l’État entraîne que des cuistres nous imposent leurs films, leurs pièces de théâtres, leurs prétendues œuvres d’art… Les personnes qui veulent se cultiver doivent pouvoir le faire dans une totale liberté et sans être ponctionnées au préalable par un ministère. Le fait que cela existe depuis longtemps en France et ailleurs n’est nullement une excuse ; cette généralisation montre seulement la force implacable avec laquelle les parasites étatiques ne cessent de progresser.

Autre exemple : les PME. Les entreprises sont les seules à pouvoir créer de la richesse ; l’État quand il intervient dans l’économie ne peut qu’amoindrir voire annihiler la richesse. Parmi les entreprises, les PME ont une place de choix étant donné leur formidable potentiel d’emplois. Elles n’ont nul besoin d’aides, ni de lois ; leur seul souci est d’être libérées fiscalement et socialement. Les lecteurs habituels du flash savent ce que veut dire cette libération. Le nouveau pouvoir promet le contraire : impôts nouveaux et complications accrues dans le contrat de travail.

Ces PME verront plusieurs ministères « se pencher » sur elles. Certes, dans deux ministères seulement l’intitulé le souligne : artisanat et PME, mais plusieurs autres seront clairement appelés à se « pencher » avec de puissants verrous parfois. Il faut comprendre l’intensité de la ruine résultant de ce foisonnement ; plus il y a de ministères, plus il y a de recouvrements ; chacun perd un temps considérable pour défendre son territoire. Les malheureux porteurs de dossiers et la base souffrent délais, coûts et compromis douteux.

Le nombre est donc bien une cause de ruine.

Le poids financier

Le poids financier de ce cirque s’observe depuis longtemps et s’exprime par une fiscalité perpétuellement galopante. Il se décompose en plusieurs postes.

D’abord l’enrichissement personnel indu (EPI) des politiques et de leur cour. Les 34 ministres avoués officiellement auront un cabinet limité. Mais, il y aura la suite des secrétaires d’État. L’ensemble peut être évalué à 1000 personnes. Passons sur la prétendue réduction de salaire qui, comme la presse l’a montré, n’est qu’un trompe l’œil. Le salaire de ces gens n’est, au demeurant, nullement l’essentiel ; leur train de vie est largement pris en charge par l’État. Le total de cet EPI est impossible à calculer et au nom du « pas vu, pas pris » personne le fera jamais.

Il faut compter avec l’environnement : bureaux, locaux parfois somptueux, circulations en tout sens, fêtes, salles à manger de direction, pyramides de fonctionnaires, échanges multiples de documents.

C’est là que l’on arrive aux satellites. Un ministère qui se respecte à d’innombrables démembrements dans tout le territoire sous l’œil des préfets et sous-préfets. S’il s’agit d’un petit, voire d’un nouveau, il n’aura de cesse de se gonfler ailleurs. Les « grands » ministères polluent largement les ambassades.

Les réglementations

Au poids financier intrinsèque du cirque viennent se surajouter les réglementations. Tout ce beau monde s’active et même considère qu’il a le devoir de s’activer. La fabrication des lois avec leurs multiples dépendances se déchaine et le nombre des ministres en est une cause. Un ministre n’existe que s’il fabrique des lois. A peine le nouveau gouvernement est-il installé, que certains d’entre eux ont pris de l’avance en annonçant de nouvelles lois. François Fillon avait voulu juger les ministres selon leur capacité à fabriquer des lois : une vraie gaminerie !

Une loi n’est jamais complète avant de multiples « dépendances » : décrets d’application, circulaires, interprétations jurisprudentielles et usage de recours divers allant parfois jusqu’à l’Europe. Si les lois ont besoin de dépendances, c’est parce qu’elles s’inscrivent dans une galaxie d’usines à gaz. Il existe 61 codes avec 10 millions de mots ! Beaucoup de textes sont contradictoires et inapplicables. Il s’ajoute la bougeotte permanente. Cette bougeotte se renforce par la complexité du système qui est ingérable par nature : les galaxies d’usines à gaz ont besoin sans cesse d’être ajustées.

Le dommage causé à la richesse nationale est considérable. Créateurs de richesse et particuliers ont besoin de stabilité et de clarté. C’est si vrai que des voix autorisées commencent à s’élever pour la demander ; il est hélas bien tard.

Sauf surprise majeure, rien ne va changer sinon par une gauchisation plus accentuée que jamais. Pour terminer, rappelons que, malgré toute propagande trompeuse, la ruine d’origine publique a toujours frappé davantage les pauvres que les riches.

Michel de Poncins

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Arnaud Montebourg le nouveau ministre du “redressement productif” annonce de nouveaux plans sociaux et laisse voir qu’il n’a pas le commencement de début d’une idée pour “redresser l’appareil productif” de la France

L’article paru ce week-end dans France Soir montre que les débuts gouvernementaux d’Arnaud Montebourg sont pathétiques et qu’ils laissent augurer bien mal de ce que sera devenue la présidence Hollande d’ici à un an.

À peine affublé du titre grotesque de « ministre du Redressement productif » (il s’agit banalement du ministre de l’industrie), Arnaud Montebourg n’a rien trouvé de mieux que de consacrer son premier déplacement à…. une usine détruite dans un incendie en Saône-et-Loire, qui plus est à Montchanin, rendue nationalement célèbre il y a une vingtaine d’années par une décharge industrielle qui avait créé une très forte pollution. Comme symbole encourageant pour entamer ses travaux, le nouveau ministre aurait pu trouver mieux.

Mais ce qui a frappé les observateurs, c’est le ton très pessimiste du discours de M. Montebourg et, plus encore, son évidente absence totale de la moindre idée pour remplir la tâche qui lui est dévolue.

Il a ainsi lancé que « nous sommes en état de redressement et de mobilisation nationale ».

Puis il a évoqué les « 750.000 emplois industriels » disparus en France en dix ans, avant de poursuivre que « les plans sociaux qui ont été mis au congélateur pendant la période électorale sont en train de ressortir, comme l’avait annoncé le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque ».

Mais, à part décrire le désastre ambiant, que propose donc le ministre ? Avocat de profession, habitué à plaider les causes les plus insoutenables en les noyant sous un torrent de belles paroles, M. Montebourg a annoncé sans rire que « le redressement de l’industrie suppose que les idées de tout le monde doivent pouvoir s’unir pour trouver des solutions. Solutions privées, solutions publiques, alliance du privé et du public, c’est comme ça, au cas par cas, que nous remonterons notre économie ».

Mazette ! Voilà un changement de cap décisif ! Qu’est-ce que ce charabia veut dire concrètement ? Rien.

En réalité, M. Montebourg sait parfaitement qu’il n’a strictement aucun moyen de redresser la situation industrielle de la France, tout simplement parce qu’il n’a aucun moyen :

- il ne peut pas instaurer des droits de douane pour protéger nos industries d’une concurrence insoutenable parce que les droits de douane de la France sont décidés par la Commission européenne à Bruxelles pour l’ensemble de l’UE.

- il ne peut pas jouer sur les taux d’intérêt et le taux de change externe de l’euro parce que ces données monétaires essentielles résultent de décisions prises par la BCE à Francfort.

- il ne peut pas relancer la croissance par des dépenses publiques parce que ceci est interdit pas les orientations budgétaires draconiennes fixées par l’Union européenne.

- il ne peut pas empêcher les délocalisations torrentielles des usines qui quittent la France pour aller s’installer dans des pays où les gens sont payés comme des esclaves parce que ceci est interdit par l’article 63 du TFUE :

Article 63
1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.
2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

CONCLUSION : ALORS, QUE PEUT FAIRE MONTEBOURG ?

Eh bien rien.

Rien sinon que s’emparer d’un dossier par-ci par-là, dans la circonscription d’un député socialiste, où il usera son carnet d’adresses à supplier tel ou tel grand patron de bien vouloir faire réembaucher une poignée de salariés laissés sur le carreau.

Rien sinon que lancer des Comités de réflexion au nom ronflant dont il promettra monts et merveilles.

Rien sinon qu’aller se faire photographier dans des colloques ou des visites de terrain, en descendant d’un avion pour monter dans une voiture à gyrophares avec un air occupé et soucieux.

Rien sinon que dépenser son énergie à faire des discours creux pour donner aux électeurs l’impression qu’il agit.

Rien sinon que maudire en silence le cadeau empoisonné que Hollande et Ayrault lui ont mitonné aux petits oignons quand ils ont décidé de lui refiler ce ministère sans pouvoir où tous les coups sont à prendre.

Rien sinon que nouer des intrigues en coulisse pour repasser à son tour ce ministère-mistigri à une autre victime, en espérant obtenir rapidement un ministère plus en vue où subsistent encore quelques vagues lambeaux de souveraineté.

Mais si cela marche et s’il hérite d’un autre ministère, il s’apercevra alors, mais alors seulement, que ses collègues des finances, des affaires européennes, de la justice, de l’agriculture, du commerce extérieur, de la défense, des PME, etc., sont à peu près semblablement lotis.

Peut-être alors, dans le silence de sa conscience, se demandera-t-il pourquoi il a passé tant d’années à magouiller dans un parti politique européiste, pour en arriver là.

Tout cela pour découvrir que, tant que la France sera prisonnière de l’UE, de l’euro et de l’OTAN, presque tous les postes de ministre ne sont plus que de coquilles vides, qui impressionnent encore le commun des mortels mais qui plongent leur titulaires dans des constats amers et désabusés.

Ce soir, j’en suis sûr, M. Montebourg est amer et désabusé. Et il n’est pas le seul, déjà, dans cette présidence Hollande qui commence décidément d’un bien mauvais pied.

F. Asselineau

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La réforme de notre système social devrait être la première préoccupation des gouvernants français et le premier sujet de débat dans les médias.

L’asperge est un légume délicieux qui réjouit nos assiettes au printemps. L’Allemagne en est devenue le premier producteur européen, tandis qu’en France les surfaces cultivées ont diminué de moitié en dix ans. Interrogée par Le Figaro, la présidente du syndicat des producteurs de légumes déclare : « La main d’œuvre représente 70 % du coût de production de l’asperge en France. Malgré une baisse récente des charges, le coût horaire d’un saisonnier est presque deux fois plus élevé chez nous qu’en Allemagne. » Et le journal de préciser qu’actuellement le salaire d’un saisonnier, charges patronales comprises, est de l’ordre de 10 euros, tandis qu’en Allemagne il varie entre 4 et 6 euros de l’heure.

Dans l’asperge comme dans le reste de la production française, la Sécurité sociale poursuit donc son œuvre maléfique, renchérissant le coût de tout ce qui est produit dans notre pays et massacrant sa compétitivité. La réforme de notre système social devrait être la première préoccupation des gouvernants français et le premier sujet de débat dans les médias. Nous venons de vivre une campagne présidentielle où le sujet n’a même pas été abordé, pas plus qu’il ne le sera pendant les semaines qui nous séparent des élections législatives.

Nous sommes donc de toute évidence dans le domaine du tabou. Celui-ci se définit comme une prohibition à caractère sacré. Le simple fait d’évoquer les problèmes créés par le poids abusif de notre système social vous met au ban de la société. Ou du moins de son expression officielle. L’exemple le plus frappant en a été donné par les deux derniers présidents de la République qui se sont proclamés l’un, Chirac, « garant » de ce système, et l’autre, Sarkozy, comme celui qui en avait maintenu toutes les prestations. Et c’est précisément pendant leurs deux quinquennats que la France a décroché de l’Allemagne, avec qui elle faisait jeu égal au début de la décennie et dont elle est aujourd’hui séparée par 10 points de dépenses publiques supplémentaires en France, tandis que notre voisin et partenaire affiche un excédent commercial de 170 milliards d’euros et nous un déficit de 70 milliards.

Le débat public sur ce constat accablant ne porte jamais sur sa cause unique : le coût de la Sécurité sociale pour l’économie française, ni, par conséquent, sur le remède à y apporter. L’agriculteur qui produit des asperges, l’industriel qui fabrique des automobiles, le médecin qui doit se passer d’assistante et de secrétaire pour pouvoir maintenir son exercice, le jeune homme et la jeune fille qui voudraient bien trouver un emploi et fonder une famille, le quinquagénaire poussé hors de l’entreprise et qui se sent vieux tout d’un coup alors qu’il pourrait encore travailler pendant une bonne vingtaine d’années, tous ces Français que rien ne voue à l’échec, qu’il s’agisse de leur intelligence, de leurs capacités d’adaptation, de leur courage, y sont condamnés par un système maléfique dont personne dans la France officielle et dans la classe parlante n’ose dire qu’il faut le réformer d’urgence si notre pays veut éviter la catastrophe qui est en train de le pousser à l’abîme.

La victoire d’un socialiste à l’élection présidentielle et la captation de tous les pouvoirs par ce parti politique est la conséquence de l’échec d’une droite incapable d’assumer la mission traditionnelle qui lui incombe et qui consiste à privilégier l’esprit d’initiative et la responsabilité individuelle, sans lesquelles il ne peut y avoir aucun progrès économique et social. Une fois de plus, l’adage qui veut qu’on préfère l’original à la copie se trouve vérifié. Giscard, Chirac et Sarkozy sont encore vivants et peuvent contempler leur œuvre.

La France, qui n’en est pas à sa première catastrophe ni à sa première résurrection, doit maintenant trouver en son sein celui ou celle qui lui rendra sa chance dans le monde tel qu’il est devenu et non dans l’univers fantasmagorique où ses « élites » le font vivre et croupir.

Le premier acte de ce nouveau sauveur national sera aussi simple et beau que celui du semeur. Il rendra leur argent à ceux qui l’ont gagné, leur dira qu’ils sont assez grands pour en faire le meilleur usage et se protéger raisonnablement contre les aléas de l’existence, promettra à chacun de ceux que la vie a blessés qu’il veillera à ce qu’ils aient secours et soutien de la société, qu’il en sera, à bon droit cette fois, le garant, et que pour le reste l’amour de son pays et la possibilité d’y vivre en homme libre remplaceront avantageusement toutes les doctrines fallacieuses et mortifères qui avaient instauré la dictature de la collectivité.

Je propose, quand ce jour sera venu, qu’on institue, au printemps, une journée de grâce pour la liberté retrouvée où chacun mettra sur sa table un plat d’asperges. Pour se souvenir du temps où elle ne poussait plus chez nous.

Claude Reichman